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aux Vingtièmes ne sussent jamais changées. Déjà méme il yavoit eu des arrêts de défense, ou d’autres démarches quiavoient mérité la réprobation de Votre Majesté: Enfin,depuis long - temps cette question étoit un objet de difficulté& d’embarras, fur lequel on avoit tour à-tour cédé & résisté.
Cette affaire, en effet, présentoir des difficultés raison-nables. On pouvoit envisager avec peine, des examenscontinuels remis à des hommes trop multipliés, & trop peurécompensés, pour n’être pas pris dans l’état commun dela Société, & pour n’être pas exposés aux passions qui con-trarient l'esprit d’impartialité ; mais pour remédier à cesinconvéniens, fixer d’une manière perpétuelle les cotes dechaque Contribuable' aux Vingtièmes, & décider que nulleaugmentation ne pourroit plus avoir lieu, tandis que succes-sivement tant d’accidens de diverse nature, diminuent par-tiellement le produit de cet impôt, c’étoit exposer lesrevenus de Votre Majesté à une dégradation continuelle.Enfin, au milieu des vérifications & des examens commencésdepuis plusieurs années, ordonner tout-à-coup que toutesles cotes demeureroient immuables, c’étoit consacrer desdisparités & des injustices évidentes , & donner lieu auxhabitans des Paroisses vérifiées, de dire, lors des nouveauximpôts : « Ces nouvelles charges dont nous allons supporter» notre part, eussent peut-être été évitées ou diminuées, si» l’on avoit soumis les Vingtièmes de nos voisins, aux mêmes» règlemens que les nôtres ; ainsi voici le moment arrivé, où» nous souffrons du ménagement particulier qu’on a observé>? envers eux, tandis qu’on ne l’avoit pas eu pour nous ».
En estèt, c’est ainsi que toute exception, toute faveur,devient tôt ou tard une injustice envers la Société.