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C’est ausiì d’après mon rapport que Votre Majestéa exempté du Vingtième d’Industrie, les bourgs & les cam-pagnes de son Royaume; il n’en est pas résulté une grandeprivation pour les revenus de Votre Majesté, & ce-pendant vos Provinces ont senti le prix de ce bienfait ; carce n'est pas toujours par son étendue, qu’un Impôt inquiète6u devient à charge, c’est encore par la difficulté de l’asteoir,ou par l’arbitraire qui saccompagne ; & c’étoit précisémenti’inconvénient attaché aux Vingtièmes d’Industrie, que V otreMajesté a abolis. En effet, dans la plupart des villes, lescommunautés de Marchands & d’Artisans, font elles-mêmesla répartition de cet Impôt, ou du moins on l’ordonne furleur avis; mais dans les bourgs & dans les villages, cesmoyens de lumière & d’équité n’existent pas ; & l’Industrienaissante qu’il est fi important d’introduire dans les campagnes,se trouvoit souvent rebutée par le pouvoir ignorant d’unsimple répartiteur.
Taille if Capitation taillable.
On croit avoir proposé à Votre Majesté une Loimajeure pour le bien de ses Peuples, en l’engageant à fixerla Taille, la Capitation taillable, & tous les autres accessoiresde la Taille. J’ai vu que cet Impôt, le plus à charge detous aux habitans des campagnes, s’étoit élevé dans uneproportion supérieure à tous les autres, & que chaque annéeil s’accroifïbit encore : j’en ai trouvé facilement la raison,en remarquant que c’étoit le seul Impôt qu’on pouvoitaugmenter obscurément, ou du moins íàns aucune formalitégênante, & par un simple Arrêt du Conseil, rendu souventà l’insu même du Souverain. Dès-lors on conçoit aisément
comment,
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