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comment, dans toutes íes pénuries d'argent, qui n’ont cesséde régner dans la Finance depuis tant d’années, il étoitplus commode de recourir à cette ressource; tandis qu’àformes égales, on eût le plus souvent préféré des moyensdifférens.
Je crois donc que c’est un rempart perpétuel établipour la protection des campagnes, & un bienfait éminentde Votre Majesté envers elles, que d’avoir assujettiF augmentation des accessoires de la Taille, aux mêmes for-malités que tous les autres Impôts. Votre Majesté n'apoint été arrêtée par l’idée de soumettre à Fenregistrementde ses Cours, ce qu’Elle ordonnoit auparavant par unArrêt de son Conseil ; & dans cet acte d’une véritablegrandeur, vos Sujets ont reconnu également & votre justiceA votre puissance.
Cependant, au moyen de cette disposition bienfaisante,un Ministre des Finances, qui se verra forcé d’augmenteries revenus de Votre Majesté, ne fera point déterminédans le choix des moyens, par des considérations étrangèresau bien de vos Peuples. D'ailleurs, ces accroissemens dela Taille, quelque considérables qu’ils aient été par la suc-cession des années, n’ofïrent jamais pour le moment qu’unefoible ressource ; & elle ne peut avoir de prix que pour unMinistre des Finances, qui ne préparant rien à i’avance,laisse le Tréfor royal, au milieu de la paix, dans un con-tinuel embarras.
Après avoir ainsi stxé la Taille & la Capitation taillabledans chaque Généralité, il restera un jour un grand bien àfaire, & qui sera Fouvrage de la Justice «St de la Puissance ;
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