48 MANUEL DU TOURNEUR.
l’on auroit à saisir; cet outil, on ne peut plus utile, peut remplacer l’étau
parallèle horizontal.
U est inutile de décrire le sergent ordinaire. Cet outil est trop imparfaitet trop connu. Celui, fig. i 4 , réunit beaucoup plus d’avantages que lepremier.
La propriété qu’a la vis, de serrer avec force et sans secousse, estconnue de tout le monde. On l’emploie dans l’espèce de sergent que nousallons décrire.
U se compose d’une tige méplate, de 18 lignes de largeur, sur 4 ou Bd’épaisseur, et d’une longueur indéterminée. Cette tige est courbée à sapartie supérieure, et porte à l’extrémité de sa courbure un renflement ouœil A , dans lequel se meut la vis B. Sur la longueur de cette tige sontpratiquées des dents ou crémaillères, destinées à recevoir le crochet mo-bile C. On le fixe à la dent qui convient à la pièce, que l’ont veut serrer : ellese trouve alors saisie entre les points D , C. t
Les ébénistes remplacent cet instrument par celui fig. 1 5 , entièrementfait en bois, conséquemment moins solide et serrant moins bien. Il résultede ces deux défauts, que l’on a besoin de trois ou quatre sergens de cetteespèce pour serrer un joint, qui seroit suffisamment maintenu avec un,ou deux au plus, en fer.
La fig. 16 est une presse à main en fer nommée Happe. Cet instru-ment dont l’usage est presque continuel, sert pour le placage des partiesplates, cintrées, et pour le collage de toutes sortes de petites pièces. Ondoit en avoir au moins une douzaine , par paire , et de diverses gran-deurs. Le dessin suffisant pour en faire connoître la construction, ou sedispense de la décrire.
On peut aussi remplacer cet instrument par celui fig. 17 , construit enbois. Il a les mêmes inconvéniens que nous avons indiqués en parlantdes sergens en bois.
SECTION III.
Manière de Corroyer les Bois et Outils nécessaires.
On nomme corroyage des bois l’action de dresser des surfaces et de lesmettre d’équerre les unes par rapport aux autres, ou, dans les partiescintrées ou inclinées, de déterminer la courbure ou l’inclinaison d’uneface par rapport à une autre. Nous ne nous étendrons pas sur cette der-