CH AI*. IV. Faire îles Vis de inute espèce. 3i5
On mettra le cylindre d’acier, préparé pour faire un taraud, en sa place; —on serrera la vis de la filière, et on taraudera. Si on veut obtenir un pas à a5 -gauche, il faut tourner à gauche, en élevant légèrement la filière pendantle premier tour, de manière à gagner l’épaisseur d’un blet pour déter-miner l’hélice. On suivra la marche contraire pour obtenir un pas àdroite. Il est aisé de sentir que les pas du taraud d’acier trempé doivents’imprimer clans celui qui ne l’est pas; mais pour peu qu’on y réfléchisse,on sentira que ce taraud doit être fileté dans un sens opposé à l’autre,c’est-à-dire que si l’un est à gauche, l’autre viendra à droite, et réci-proquement: de plus, on est assuré par cette méthode d’avoir exacte-le même pas, et qu’ainsi on aura toujours de semblables pas à droiteet à gauche. Il ne s’agit plus que d’achever le taraud pour servir aubesoin.
Comme il est une infinité de circonstances où l’on a besoin de mettresur le Tour des plateaux d’un assez grand diamètre pour servir de man-drins, et y tourner des cercles ou des cadres; que la méthode que nousavons enseignée pour faire l’écrou qui doit aller sur le nez de l’arbre estlongue et fatigante, il est infiniment plus court et plus simple d’avoir untaraud semblable au nez de l’arbre, fig. 12 , PI. i5, de faire un trou dudiamètre du fond des pas avec une mèche à trois pointes, et d’y passer en-suite le taraud. On évitera par ce moyen de le monter sur un mandrin ;mais il faut tarauder bien perpendiculairement au plateau, afin qu’il poseexactement contre l’embâse de l’arbre. Nous avons déjà indiqué ce moyenen parlant de la roue du rouet à filer.
Lorsque le diamètre de la pièce qu’on tourne est un peu grand, et qu’ontourne à la perche ou à l’arc, le mouvement rétrograde de cette pièce im-prime à l'établi, et par conséquent au Tour, un tremblement qui se faitsentir sur l’ouvrage même. C’est en partie pour y remédier qu’on tourneces sortes de grands plateaux à la grande roue ou à celle dont nous par-lerons bientôt. Si l’établi n’étoit pas très-lourd et très-solide, ainsi quenous l’avons plusieurs fois recommandé, on pourrait, dans ces cas-là seu-lement, le consolider, en plaçant à chaque bout de l’établi deux arcs-boutans qui buttent obliquement contre le plancher, et qu’on y raiditavec force.
La facilité qu’on éprouve à tourner certaines pièces sur le Tour en l’air,préférablement au Tour à pointes, est surtout remarquable si l’on y tournele siège des tabourets dont nous avons parlé précédemment. Celui à troispieds ne devant avoir aucune marque au centre, on peut le monter sur un
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