Band 
Tome premier.
Seite
316
JPEG-Download
 

3i6 MANUEL DU TOURNEUR.

-- mandrin dun moindre diamètre, quon attachera à la pièce avec trois

vis ou avec du mastic. Quant à celui qui monte et descend à vis, commece nest quun cercle, on peut le tourner en le montant sur le nez duTour en lair, et en le retournant de lautre côté quand le premier seraterminé. Nous nen dirons pas davantage à ce sujet; il est impossiblequon ne sente pas lavantage du Tour en lair, et que ce que nous enavons dit ne fasse naître des idées pour une infinité de cas qui peuventse présenter.

Lorsquune pièce doit être tournée dans toute sa longueur, ainsi quepar ses deux extrémités, et quon est obligé de le faire à deux fois, ladifficulté consiste à la remettre en mandrin par la partie déjà terminée ,de manière que la partie qui se présente à loutil tourne parfaitementrond et sur le même axe que la première. Cest en raison de cette difficultéquon doit tâcher, autant que cela est possible, de tourner les pièces quicomposent une machine dune seule fois. Ainsi, quelque soin quon prennepour tourner, par exemple, une roue parfaitement ronde et droite, si,après lavoir tournée d'un côté, on la remet dans un mandrin pour dresserlautre côté, il est difficile dêtre assuré dun parallélisme exact entre lesdeux surfaces; rarement elle tournera rond et droit sur son axe ou arbre,quelque soin quon ait apporté pour la percer parfaitement au centre, etpour tourner droit la portée et lépaulement qui est sur cet axe; rarementon remettra une boîte terminée sur le Tour, assez droite et ronde pourque loutil prenne partout également. Il en est de même dune pièce qui aune certaine longueur, et dont les deux bouts doivent être parfaitementparallèles, il est difficile dy parvenir : cela procède dune infinité dimperfec-tions qui se rencontrent dans les Tours peu soignés ; cest assez souvent lemanque de rondeur dans les collets de larbre, le manque de concentricitédes pas de vis avec les collets, et presque toujours la manière dont lesmandrins vont sur la vis du nez de larbre. Ceci mérite bien que nous nousy arrêtions un peu.

Si lécrou du mandrin est trop lâche, on pourra le visser, quoiquilsoit plus dun côté que de lautre : les côtés des filets appuieront toujourscontre ceux de l'écrou; mais comme ils ne se rapportent pas bien, on nestjamais assuré que le mandrin soit au centre; par conséquent louvrage sé-cartera à droite ou à gauche. Il faudroit pour parer à cet inconvénient,que la vis prît juste dans son écrou : mais cela est difficile , attendu que lebois étant infiniment poreux, change perpétuellement de diamètre, selonle chaud ou le froid, la sécheresse ou lhumidité, et quainsi on ne peut