INTRODUCTION MISTORIQUE. 81recevoir les apprêts. Leeds, Halifax, Bradford et Wakefieldcommencèrent à s'approprier ces opérations, qui terminent lafabrication.
Les auteurs anglais évaluent la production annuelle des lai-
nages de toute sortes, en 1TTk, à un chiffre de 12 millions de
liv. sterl., ou 300 millions de francs, sur lesquels on exportait àpeu près un quart, ou 75 millions. Nous croyons qu’il y à làune exagération provenant de la manière dont le calcul a étéétabli par le docteur Campbell, cité comme une autorité parM. Jonh James. En effet, l’auteur Suppose que l'Angleterrepossédait alors 10 à 12 millions de moutons, dont il évalue lestoisons à 75 millions, les frais de transformation à 225 mil-lions, et la valeur totale avec les bénéfices à 300 millions.
Tout en admettant le nombre de brebis et 1
à valeur de leurlaine comme exacte, cellé de leurs produits
, estimés au triplede la matière première, est évidemment€être bien plus près de la vérité€double de celui du prix net
xagérée. Nous croyons1 Supposant aux étoffes un prixde la laine. On arrive ainsi à lasomme de 150 millions pour le prix de revient; en ajoutantpour les bénéfices 50 millions, 200 millions seraient donc le
montant maximum des tissus de laine produits en Angleterrevers la fin du dernier siècle,
$ 12.— Industrie des lainages en Espagne.
L'Espagne, comme nous l’avons déjà dit, transformait seslaines bien avant l’ère chrétienne. Elle avait profité de sonadmirable position, sur la Méditerranée et l'Océan, de la fertilitéde-son sol, de ses nombreux cours d’eau intérieurs, pour de-venir commerçante et industrielle.
Les Maures y apportèrent plus tard leurs connaissances dansles arts, v fondèrent et firent prospérer pendant longtemps desétablissements, les juifs concoururent à ce mouvement et y
LAINE, ô