PROGRÈS DES INDUSTRIES DE LA LAINE, 85
La Suède, favorisée par ses laines, s’est livrée l’une des pre-mières à l’amélioration de la race ovine, et possédait quel-ques fabriques où la matière première était transformée; maisses produits, sous le rapport des quantités, n’ont jamais euqu’une importance secondaire.
CHAPITRE II.
S$ 1,.— Progrès des industries de la laine depuis la fin
du dix-huitième siècle:
Sous l’ancien régime les tissus de laine pure étaient presqueexclusivement consommés par la bourgeoisie ou le tiers état;le velours et la soie composaient les vêtements de la dhlestéles manants, dont les paysans et les ouvriers faisaient partie,portaient tout au plus des droguets et de la tiretaine, mélangésde fils ou entièrement en laine commune. Les étoffes légères,telles que les serges, les étamines, les tamises, etc., ne trou-vaient de débouchés que chez les chine de la classe aisée, etla calemande grossière rayée formait le vêtement principaldes paysannes. La fortune et le désir d’effacer ces distinctionsextérieures ne suffisaient pas pour s’en affranchir. De vainestentatives ont été faites pendant longtemps dans ce sens. On lit,dans un document du temps, adressé aux états généraux:«Prescrire à chacun état tel habit que par l’accoutrement onpuisse faire distinction de la qualité des personnes, et que le