PROGRÈS DES INDUSTRIES DE LA LAINE. 107
rendus il faut citer la peigneuse Heilmann. L'industrie étaitloin de se douter alors des conséquences importantes et pro-chaines réservées à cette création. Son début fut un exemple deplus du temps nécessaire à toute innovation pour se faire adop-ter, quelles que soient sa valeur et la puissance des industrielsintéressés à sa propagation. Quoique le plus grand progrèsde l’Exposition de 1849, il ne fut pas le seul. Nous n’insistonspas davantage sur les autres, ils vont être analysés en parlantde l'Exposition de 1851.
$ 4,— Les industries de la laine à l'Exposition internationalede 1854,
Ce premier champ clos de la civilisation, où il était possibled’embrasser d’un clin d’œil les échantillons des produits dumonde entier, n’a fait que confirmer les jugements portés jus-que-là sur nos progrès envisagés soit isolément, soit comparésà ceux des autres nations, Il a été prouvé en outre, par l’ap-préciation la plus impartiale, que si l'outillage mécanique denos voisins d’outre-Manche était plus généralement completdans l’industrie des lainages, il ne renfermait néanmoins aucunélément qui nous fût étranger. Et nous ne pensons pas êtreaveuglé par un faux patriotisme en disant que sous le rapportde la valeur des inventions mécaniques et de l’influence qu’ellesont eue, la France n’avait rien à envier à ses concurrentes.
L’Angleterre avait marché plus résolûment dans la voie destransformations automatiques, toujours réalisables par des mo-difications dans les transmissions mécaniques.
La France s'était fait remarquer par des perfectionnementsdans le traitement des substances et la création d’un outillageà organes nouveaux, celui du peignage, qui fut le point de dé-part de toute une révolution industrielle; et par les moyenset les résultats de l’industrie de la laine mérinos, déjà parfaits