126spécialités ne laissaient plus rien à désirer, et que les ateliersfrançais étaient aussi bien outillés et dirigés que les plus estimésdu Royaume-Uni. La Belgique et la Saxe se firent égalementremarquer sous ce rapport. Dans la première, on signala lesmachines de MM, Houget et Teston dont les travaux ontcontribué pour une large part au succès croissant de Verviers etde la draperie belge. M, Richard Hartmann, un Français quialla fonder en Saxe un établissement considérable, aujourd’huià Chemnitz, avait une exposition de machines diverses appli-cables aux lainages foulés, dignes en tout point de figurer à côtédes meilleures du même genre fournies par ses anciens com-patriotes.
Quant à l'Angleterre, elle continuait à diriger ses efforts prinei-palement dans la substitution de l’action automatique au travail
PREMIÈRE PARTIE,
à la main, Depuis le lavage de la laine brute jusqu'aux apprêtsdes tissus, toutes les opérations y étaient plus ou moins mo-difiées; et la puissance productrice progressivement élevéepar l'amélioration des machines, par l’augmentation du nom-bre des organes des métiers. Les perfectionnements apportésentre autres aux machines préparatoires ont contribué, pourleur part, à mieux travailler les déchets, à faire reservir cer-tains d’entre eux qui étaient presque complétement perdus,et à utiliser des matières communes qui n'avaient pas eu d’em-ploi sérieux jusqu'alors. Des modifications notables se faisaientremarquer dans les appareils à feutrer et dans leurs résultats,soit à l’état de feutres simples, plus ou moins épais, soit dansla combinaison des étoffes légères avec des feutres purs pourdes usages spéciaux. Les machines à préparer les fils et lesmétiers automatiques à tisser se propageaient pour les ar-ticles chaîne et trame, en laine, comme ils l’étaient déjà surune grande échelle pour tous les produits mélangés, dans les-quels la chaîne est en coton, Les machines à épurer, à fou-ler, à lainer, dapprêter, à tondre, ete, présentaient surtout une