PROGRÈS DES INDUSTRIES DE LA LAINE. 1277rare perfection et de nombreuses améliorations et modificationsde détails.
Afin de donner plus d'autorité aux considérations qui précè-dent, nous croyons devoir reproduire les appréciations d’uneCommission anglaise nommée par la chambre du commerce deBradfort, pour examiner et lui rendre compte des produits del’Exposition de 1855.
« La députation, dit ce document, a divisé l’examen de cesproduits en deux classes:
«1° Des tissus de laine pure.
« 2° Ceux composés de trames de laine, d’alpaca ou de poilsde chèvre combinés avec une chaîne de coton ou de soie.
« La supériorité de la France est très-marquée dans la pre-mière deces deux catégories, et celles des fabriques du Yorkshirel’est également dans la seconde,
La Commission considère comme superflu de s’étendre surla beauté des mérinos de France et de Saxe.
« On doit supposer que la France tire une partie de sa supé-riorité, dans ce genre d’étoffes, de la qualité de quelques-unesde ses laines, que la qualité rend particulièrement propre auxchaînes; que sa méthode de dégraissage laisse à la laine plusde souplesse et.de douceur; que ses préparations et ses pro-cédés de filature sont supérieurs aux nôtres; enfin, que ledrawback accordé par son gouvernement rend la concurrenceextrêmement difficile pour nos manufectures.
« Cependant la députation, après avoir tenu compte de tousces avantages, examiné les laines, les machines et les fils, in-cline à croire que des difficultés insurmontables ne s'opposentpoint à ce que notre district se livre avec succès à cette impor-tante branche d'industrie.
« En ce qui concerne les étoffes de fantaisie en pure laine ouen laine et soie de la France, elles ne sont pas propres à uncommerce important en Angleterre, et leurs prix élevés seront