FOULAGE DES TISSUS. 205des avaries très-préjudiciables, et à un foulage mal fait qui dé-Wécie considérablement l’étoffe. Ce vieux système a d’ailleursls inconvénients de demander beaucoup d'emplacement, d’oc-‘sionner des ébranlements, d'exiger par conséquent des fraisd'entretien assez considérables et de nécessiter une dépense deStce motrice en partie inutile, sans cependant donner toujoursAUX tissus des caractères recherchés et en rapport avec la plusmoins grande résistance qu’ils doivent présenter. Il n'estdonc pas étonnant que les moulins à fouler aient été l’objet decherches nombreuses et de modifications plus ou moins heu-leuses, à partir de l’époque où l’industrie est devenue la préoc-pation d’une foule de bons esprits et que l’on a commencé à“Mtrevoir tout le parti qu’on pourrait tirer de l'application des‘Onnaissances scientifiques aux moyens dont elle se sert; aussi
St-ce à partir de ce siècle que les projets des foulons nou-eaux surgissent. L'un des premiers inventeurs qui s’en soienteupés est Demaury, d’Incarville, près Louviers. Son système,Patronné en 1812 ou 1813 parle directeur général de l’agricul-le, du commerce, des arts et manufactures, sur la recom-Mandation du comité consultatif, a été décrit dans la quator-“ième année du Bulletin de la Société de l’encouragement pourdustrie nationale, page 31, planche 119. La figure 3,nche XXXVI, peut donner une idée exacte du système enQuestion, Il consistait en deux pilons, P accouplés chacun à“Xtrémité d’un bras de levier et fonctionnant alternativement‘omme les tiges de deux pompes. Le but de l'inventeur étaitù tobablement d’équilibrer l’action en faisant soulever un pilonéndant que l’autre s’abaissait. Il n’y avait donc là qu’uneOdification dans les transmissions de mouvement; on cher-ait à alléger le travail.lus tard, en 1824, M. Chardron, d’Audincourt t(Ardennes)° fi breveter pour un pilon qui ne différait de ceux décritslécédemment que par une étude spéciale de la courbe à