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Tome second.
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340 QUATRIÈME PARTIE.

l’apparence et le toucher du velours, le meilleur moyen, d’aprèsles brevets Montagnac, consiste à faire subir l’action du bat-tage en général, au moyen de baguettes flexibles et élastiques,à cette étoffe humide entre les opérations du lainage et dutondage. La manière fort simple de pratiquer ce battage à étésuffisamment décrite dans les brevets pour que nous n’ayonëpas à y revenir actuellement.

Précisons seulement les effets qui en résultent et qui consis-tent: 1° dans le développement des fibres et fibrilles de la lainecardée, qui deviennent droites et parallèles au moment du bat-tage, de mêlées et enchevêtrées qu’elles sont à l’état naturel;2° dans le redressement des filaments normalement à la surface; 3° enfin dans l’utilisation, au profit du duvet, d’unêgrande quantité de fibrilles ou filaments courts et fins incorporés au tissu par l’action du foulon, et'que le garnissage OT”dinaire du chardon naturel n’aurait pu atteindre sans détériorerl’étoffe. ie

Théorie des apprêts par le battage.

Ces trois résultats sont obtenus en vertu de l’élasticité nrturelle des fibres. Si elles étaient entièrement libres, elles“dénoueraient, se développeraient et se répandraient dans tousles sens sous l’action des chocs ou vibrations brusques. Fixées

au tissu par l’une de leurs extrémités, elles se dévrillent, seur”

eutéestes

redressent, se relèvent perpendiculairement au plan de la$face. Si l’opération est bien faite, aucune de ces fibres ne Péchapper à l’action. Celles du fond de l’étoffe les plus incorpo"et cachées par l’entrelacement des fils et le foulage, sont atteinaussi bien que celles demeurées apparentes à la surface.De là, un garnissage en quelque sorte touffu, et un touche!qui, par sa douceur, rappelle celui du velours en général,comme la direction verticale du duvet lui en donne J'aspeot-C’est donc à la propriété particulièrement élastique des fipre*

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