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Les arbres et arbrisseaux d'Europe et leurs insectes / par J. Macquart
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Si les arbres dont nous nous sommes entourés dans nos jardins,dans nos vergers, nous procurent tant davantages et de jouis-sances, les forêts nous inspirent un intérêt d'un ordre supérieur ;elles sont pour les nations ce que les premiers sont pour les fa-milles : une ressource, un trésor précieux.

Les forêts qui couvraient primitivement tous les pays tempéréset particulièrement les Gaules auxquelles elles donnèrent leur

surnom de petit avocat. Connaissant le prix du savoir, il voulut que sonfils en acquît autant que lui; il y réussit, et grâce à linstituteur de lacommune et même de M. le curé qui avait reconnu ses heureuses dispo-sitions pour létude, le jeune garçon devint le plus savant do toute lécole,il en était en même temps le modèle par sa modestie, sa soumission etsa piété.

Un jour, Gantois étant venu nie payer son fermage, je lui trouvai lairbien soucieux, et je lui en demandai la cause. 11 me répondit: Autant jaidésiré de l'instruction à mon fils , autant je la maudis maintenant . Elle luia fait mépriser létat do cultivateur, il a toujours des livres en main, illit,il écrit, il calcule sans cesse, il fait ce qu'il appelle de la Géométrie. Jene peux plus le faire travailler à la terre, il napprend plus lagricultureque dans louvrage d'un M. Virgile dont je navais jamais entendu parler,et qui, je crois, ne lui apprend rien de nouveau : il n'y est pas questiondu drainage. Ce nest encore que le moindre sujet de ma peine; il sestattaché depuis plusieurs années aune jeune fille qui, ainsi que lui, réim-portait toujours les premiers prix à l'école, qui montrait les mêmes goûtsque lui. Je crois quelle la ensorcelé, et clic fait mon désespoir.

Je dis à Gantois : elle a donc séduit votre fils et lui a fait perdre sesprincipes de morale et de religion ?

Je dois dire, me répondit-il, que je nai pas le moindre reproche à luifaire sous ce rapport. Elle est aussi sage que belle ; elle est lexemple duvillage, elle prodigue à sa mère infirme les soins les plus touchants, elleva veiller au chevet des pauvres malades, en un mot elle a de la raison ,de la modestie, de la vertu, de la charité, de la piété, mais elle na rier..absolument rien; Simon (iis tépouse, il naura jamais le moyen de meremplacer dans votre ferme, et cest cependant le plus grand de mes désirs.Ce qui accroît encore mes regreis , cest que javais arrangé son mariageavec la fille de mon riche voisin, mais quand je lui en ai parlé , il ma 1répondu : Mon père , vous vovez-bas ces deux Ormes si rapprochés queleurs racines et leur couronne se confondent; ils ne sont pas moins insépa-pablcs que je ne le suis de Fidélia. Vous nous avez laissés croître ensemble.Si vous nous séparez , nous mourrons ensemble.