( 50 )
que l'on peut trouver, pour classer les Phanérogames suivantleur degré d’organisation, dans l'analogie que le règne végétalprésente, sous le rapport sexuel, avec le règne animal. Dans l’unet dans l’autre, nous voyons se produire des modifications de mêmenature,nous voyons l’absence des sexes, leur réunion diversementcombinée dans les mêmes sujets, leur séparation plus ou moinsintense. Or, dans l’échelle animale, ces différentes modificationssexuelles marquent les degrés d’abaissement ou d’élévation orga- j
nique. Des Infusoires, des Polypes dénués de sexes, on monte j
aux Mollusques qui offrent les deux diversement réunis, et puis jaux classes où ils sont séparés. La loi de l’analogie ne nous porte- Jt-clle pas à,suivre le meme ordre pour l’échelle végétale, c’est-à- ]dire à monter des plantes Cryptogames aux Phanérogames lierma- ]phrodites et ensuite aux diclines, c’est-à-dire aux Monoïques et jaux Dioïques ? Cet ordre me paraît d’autant plus naturel qu’auxcaractères sexuels se joignent la plupart de ceux qui indiquentcomme eux une organisation avancée, et particulièrement l’en-semble de toutes les parties des arbres forestiers qui présentent leterme le plus élevé, le plus parfait de la vie végétative.
Cette analogie sexuelle entre les plantes et les animaux est aussiétonnante quelle est incontestable. La nature si différente desunes et des autres, et surtout l’absence de la locomotion chez lespremières, paraît rendre incompatible l’inertie du végétal et l’acte jqu’il doit accomplir quelquefois loin de lui. Cependant c’est un jfait qui a été connu dès l’antiquité : Théophraste disciple d’Aris- jtote l’a signalé à l’égard du Dattier, en indiquant même le moyend’en féconder les germes. A la vérité le nombre des plantes Dioïquesest peu considérable en comparaison des hermaphrodites ; la na-Dire semble avoir eu égard à la difficulté à vaincre, et ne s’en estpas trop rapportée à l’intervention du zéphyr et des vents,chargésde transporter au loin le pollen des (leurs ; mais elle nous montreainsi tous les êtres vivants des classes supérieures, chacun dansleur ordre, soumis à la meme loi pour la transmission de la vie.
Une considération que nous regardons comme secondaire