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Les arbres et arbrisseaux d'Europe et leurs insectes / par J. Macquart
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que l'on peut trouver, pour classer les Phanérogames suivantleur degré dorganisation, dans l'analogie que le règne végétalprésente, sous le rapport sexuel, avec le règne animal. Dans lunet dans lautre, nous voyons se produire des modifications de mêmenature,nous voyons labsence des sexes, leur réunion diversementcombinée dans les mêmes sujets, leur séparation plus ou moinsintense. Or, dans léchelle animale, ces différentes modificationssexuelles marquent les degrés dabaissement ou délévation orga- j

nique. Des Infusoires, des Polypes dénués de sexes, on monte j

aux Mollusques qui offrent les deux diversement réunis, et puis jaux classes ils sont séparés. La loi de lanalogie ne nous porte- Jt-clle pas à,suivre le meme ordre pour léchelle végétale, cest-à- ]dire à monter des plantes Cryptogames aux Phanérogames lierma- ]phrodites et ensuite aux diclines, cest-à-dire aux Monoïques et jaux Dioïques ? Cet ordre me paraît dautant plus naturel quauxcaractères sexuels se joignent la plupart de ceux qui indiquentcomme eux une organisation avancée, et particulièrement len-semble de toutes les parties des arbres forestiers qui présentent leterme le plus élevé, le plus parfait de la vie végétative.

Cette analogie sexuelle entre les plantes et les animaux est aussiétonnante quelle est incontestable. La nature si différente desunes et des autres, et surtout labsence de la locomotion chez lespremières, paraît rendre incompatible linertie du végétal et lacte jquil doit accomplir quelquefois loin de lui. Cependant cest un jfait qui a été connu dès lantiquité : Théophraste disciple dAris- jtote la signalé à légard du Dattier, en indiquant même le moyenden féconder les germes. A la vérité le nombre des plantes Dioïquesest peu considérable en comparaison des hermaphrodites ; la na-Dire semble avoir eu égard à la difficulté à vaincre, et ne sen estpas trop rapportée à lintervention du zéphyr et des vents,chargésde transporter au loin le pollen des (leurs ; mais elle nous montreainsi tous les êtres vivants des classes supérieures, chacun dansleur ordre, soumis à la meme loi pour la transmission de la vie.

Une considération que nous regardons comme secondaire