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Les arbres et arbrisseaux d'Europe et leurs insectes / par J. Macquart
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dans lordre naturel des plantes, cest leur distinction en deuxembranchements, daprès le nombre des feuilles séminales oucotylédons, cest-à-dire en Monocotylédones et Dicotylédones.Les premières sont évidemment dun rang inférieur aux secondes,et les fleurs en sont généralement hermaphrodites. Elles doiventsuivre immédiatement les Cryptogames.

Les Dicotylédones qui sont en nombre beaucoup plus considé-rable se divisent très-bien en trois grandes classes daprès leursfleurs polvpétales, monopétales et apétales ; mais les botanistessont fort divisés dopinion sur le rang respectif quelles doiventoccuper dans lordre naturel. Nous nous permettons démettre hum-blement la nôtre. Nous pensons que les Polvpétales sont moinsavancées en organisation que les Monopétales, parce que la co-rolle , divisée en plusieurs pièces dans les premières, présente lesmêmes parties dans les secondes, plus la soudure qui les réunitplus oumoins; quant aux Apétales, comme elles sontleplussouventmonoïques ou dioïques, et quelles ne comprennent que des végé-taux ligneux, nous les considérons comme supérieures aux deuxautres ordres, malgré linfériorité des fleurs privées de corollesdans les deux sexes.

Lon objectera peut-être à limportance que nous attachons à laréunion ou à la séparation des sexes, dans la classification natu-relle, quil se trouve des arbres Diclines dans les différents ordresde plantes Phanérogames,quel que soit dailleurs leur degré délé-vation dans léchelle végétale : les Monocotylédones présentent lesPalmiers, les Dicotylédones Polvpétales les Noyers, les Monopé-tales les Frênes, tandis que les Apétales, ordinairement Diclines,comptent quelques plantes à fleurs hermaphrodites. Nous répon-dons quà lexception des Apétales, ce nest que rarement que desplantes diclines se rencontrent dans les autres ordres, et voici laraison par laquelle il sen trouve : chacun de ces ordres forme,comme léchelle végétale tout entière, une série qui comprendplus ou moins de degrés, suivant son étendue. Ainsi les Monoco-tylédones sétendent des plus humbles Grameus jusquaux Pal-