dans l’ordre naturel des plantes, c’est leur distinction en deuxembranchements, d’après le nombre des feuilles séminales oucotylédons, c’est-à-dire en Monocotylédones et Dicotylédones.Les premières sont évidemment d’un rang inférieur aux secondes,et les fleurs en sont généralement hermaphrodites. Elles doiventsuivre immédiatement les Cryptogames.
Les Dicotylédones qui sont en nombre beaucoup plus considé-rable se divisent très-bien en trois grandes classes d’après leursfleurs polvpétales, monopétales et apétales ; mais les botanistessont fort divisés d’opinion sur le rang respectif qu’elles doiventoccuper dans l’ordre naturel. Nous nous permettons d’émettre hum-blement la nôtre. Nous pensons que les Polvpétales sont moinsavancées en organisation que les Monopétales, parce que la co-rolle , divisée en plusieurs pièces dans les premières, présente lesmêmes parties dans les secondes, plus la soudure qui les réunitplus oumoins; quant aux Apétales, comme elles sontleplussouventmonoïques ou dioïques, et qu’elles ne comprennent que des végé-taux ligneux, nous les considérons comme supérieures aux deuxautres ordres, malgré l’infériorité des fleurs privées de corollesdans les deux sexes.
L’on objectera peut-être à l’importance que nous attachons à laréunion ou à la séparation des sexes, dans la classification natu-relle, qu’il se trouve des arbres Diclines dans les différents ordresde plantes Phanérogames,quel que soit d’ailleurs leur degré d’élé-vation dans l’échelle végétale : les Monocotylédones présentent lesPalmiers, les Dicotylédones Polvpétales les Noyers, les Monopé-tales les Frênes, tandis que les Apétales, ordinairement Diclines,comptent quelques plantes à fleurs hermaphrodites. Nous répon-dons qu’à l’exception des Apétales, ce n’est que rarement que desplantes diclines se rencontrent dans les autres ordres, et voici laraison par laquelle il s’en trouve : chacun de ces ordres forme,comme l’échelle végétale tout entière, une série qui comprendplus ou moins de degrés, suivant son étendue. Ainsi les Monoco-tylédones s’étendent des plus humbles Grameus jusqu’aux Pal-