si vulgaires, dont l’histoire présente l'étrange phénomène d’unaccouplement suffisant à la fécondation d’un grand nombre de gé-nérations (1), ont été longtemps considérés comme formant un genrehomogène. Des observations récentes ont fait connaître des modi-fications dans la plupart des organes. La trompe plus ou moinslongue, atteint dans quelques uns, trois fois la longueur du corps ;les antennes varient également dans leurs dimensions et mêmedans le nombre de leurs articles ; les ailes se modifient dans ladisposition de leurs nervures, de manière à présenter une mé-thode de classification pleine de clarté ; à l’extrémité du corps, onremarque, tantôt la présence, tantôt l’absence d’un appendicecaudal de forme noduleuse, conique, ou allongée en sabre ; enfin,vers l’extrémité de l’abdomen, paraissent les deux tuyaux (corni-eules) plus ou moins longs, quelquefois réduits à de simples tuber-cules , d’où sort cette liqueur sucrée, principale nourriture desFourmis, dont les Pucerons sont les Vaches laitières, suivant l’ex-pression de Linnée.
LÉPIDOPTÈRES.
Argyresthia cornella. Fab. Zcll. — Cette Ténéide, dans l’état dechenille, vit dans l’intérieur des feuilles qu’elle roule en cornet,et elle sort de cette demeure lorsqu’elle est parvenue à toute sagrandeur, pour aller se transformer dans la mousse, où elle se fileune coque composée de deux tissus, dont l’extérieur, en forme detreillis, laisse apercevoir l’intérieur d’un tissu plus serré (2).
Micropteryx aglaella. Dup. Zcll. — Ce genre de Ténéides, voi-sin du genre Adela, présente probablement les memes habitudes.Les chenilles, dans ce dernier, vivent et se métamorphosent dansdes fourreaux portatifs qu’elles se fabriquent avec des parcellesde feuilles.
(1) Bonnet a observé neuf générations dans l'espace de trois mois. Depuis,M- Kaltenbach en a compté jusqu'à seize.
(2) Nous supposons que cette espèce a le même instinct que VA. pruniella,à laquelle se rapporte cette observation-