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des Antilles, que se développent les larves du grand Charencon,Calandra palmarum, Ver du Palmiste, que les Créoles mangentcomme un mets très-délicat. Pour le multiplier, les habitants de laMartinique ont coutume de faire des incisions dans l’écorce desjeunes Palmiers pour déterminer ces insectes à y déposer leursœufs.
ORDRE.
DICOTYLÉDONES.
Cet ordre se distingue du précédent par deux cotylédonsopposés.
Au Palmier, dont nous n’avons eu qu’un mot à dire, comparonsle Chêne et nous verrons deux natures végétales , infiniment diffé- jrentes , dérivées de la seule différence des cotylédons , et nousadmirerons comme toujours l’unité de composition unie à l’ex-trême diversité de modification.
Au tronc simple, grêle et cylindrique, aux grandes feuillesgroupées au sommet en forme de parasol, aux racines semblables '
à des cables et égales entre elles, du premier, s’opposent le tronc ,
conique qui se termine en cime rameuse, la multitude infinie de )
feuilles attachées aux branches, la racine pivotante et ramifiée du i
second. Les Dicotylédones diffèrent encore des précédentes par lacomposition du tronc formé d’une moelle centrale, de couchesligneuses concentriques , d’une écorce complexe ; par les feuillesà nervures rameuses ; par les fleurs munies généralement d’une ■
corolle et d’un calice, et organisées d’après le type quinaire et ses |multiples. J,
Tandis que les Monocotylédones ne contiennent qu’un seul ]
groupe d’arbres , les Palmiers, les Dicotylédones comprennent j
tous les autres. C’est sans doute la conséquence de l'organisation j
plus composée de ces dernières. D’ailleurs, le type en est beau- !
coup plus multiplié ; elles comprennent les quatre cinquièmes des \
plantes phanérogames. j