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Ce joli arbrisseau du Canada qui fleurit chaque année dans monjardin, m’a présenté le 18 juin 1851 des feuilles roulées par unechenille de Tortrix, dont voici la description :
Long. 5 1. d’un vert-pomme mat, même la tète, et les pattesécailleuses ; une raie d’un vert plus foncé et bleuâtre le long ducorps; un poil blanc sur les côtés de chaque segment; huit faussespattes sur les sixième et neuvième segment, et deux sur le dernier.
J’ai n’ai pu élever ces chenilles jusqu’à l’état ailé.
G. ROSAGE, Rhododendron. Linn.
Le calice est à cinq divisions ; la corolle à cinq lobes irréguliers ;les étamines sont au nombre de dix, hypogynes.
Ces arbrisseaux dont les nombreuses espèces appartiennent à laplupart des contrées tempérées du globe, doivent à la beauté de leursfleurs la faveur d’être cultivés dans nos jardins. Deux variétés seu-lement, le R. ferrugincumeüe, hirmtum sont européennes et habi-tent les Alpes où elles occupent la zone la plus élevée de la végé-tation, immédiatement au-dessus de celle des Mélèzes. Parmiles exotiques, nous mentionnerons le R. chrysanthum, du Cau-case, que les Russes emploient comme sudorifique; YArboreum,dont les habitants du Népaul mangent les fleurs ; et le ponticumqui a mérité une malheureuse célébrité dans l’histoire de la re-traite des dix mille : Xénophon rapporte que les Grecs furentempoisonnés en mangeant du miel élaboré par des abeilles quiavaient recueilli les sucs de cet arbrisseau.
Les Insectes observés sur nos espèces indigènes sont les suivants :
LÉPIDOPTÈRES.
Lycæna erebus. Fab. — V. Baguenaudier. J’attribue cette es-pèce alpine aux Rhododendron), parce qu'on ne la trouve que dansla zone de ces arbrisseaux.
Cleogene pulcheraria. Pierret.—Les mâles seuls de cette Phalé-nide volent pendant le jour, tandis que les femelles restent cachéesdans l’herbe. Les premiers états sont inconnus.