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cées auxquelles on donnait aussi ce nom et particulièrement ducélèbre Lotus d'Egypte.
Pline place cet arbre au nombre de ceux qui ont le plus de lon-gévité. Il cite le Lotus qui se trouvait près du temple de Diane àRome et qui, de son temps, avait 450 ans. Il en mentionne unplus ancien, auquel on suspendait les chevelures des Vestales ; unautre encore sur la place deVulcain, qui avait été planté parRomulus, et qui était donc âgé de plus de 800 ans.
Au surplus, ce Plaqueminier croit fort bien en France. Il a unefort belle végétation dans un sol humide de mon jardin, et il yfleurit chaque année.
J’ai observé sur le feuillage un petit Lépidoptère qui paraissaits’v être développé. Il appartenait au genre Tinta, —V. Clématite;mais je n’ai pu en déterminer l’espèce.
CLASSE.
liABIATIFIiOltSKS , jLAH*.vriri.on.Ea Baril.
Les fleurs sont irrégulières ; le calice n’est pas adhérent ; lacorolle est presque toujours bilabiée ; l’embryon est rectiligne.
Cette classe comprend un grand nombre de familles, parmi les-quelles les Labiées, les Bignoniacées et les Scrophularinées com-prennent seules des arbres.
FAMILLE.
LABIEES , Labiatæ. Juss.
Le péricarpe est composé de quatre nucules distincts.
Dans la famille nombreuse des Labiées, nous ne connaissons deplante ligneuse que le Romarin, dont nous ayons à nous occuper.
G. ROMARIN. Rosmarinus Linn.
Le calice est ovoïde-campaïuilé ; la lèvre supérieureindivisée.
L’humble Romarin, le plus chétif des arbustes, le plus dédai-gné dans les jardins, jouit cependant d’une ancienne célébrité re-marquable, qu’il doit surtout à ses propriétés aromatiques. Les