DES PROPORTIONS.
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lend simplement indiquer qu’il offre certains caractères exté-rieurs (1).
Enfin, d’après MM. Goubaux et Barrier, lorsqu’on dit qu’un chevala du sang, « on veut simplement exprimer que sa famille, sa race, ontsubi le métissage de la noblesse à une époque plus ou moins reculéeet dans une proportion plus ou moins accusée. On qualifiera, par suite,ajoutent-ils, de pur sang, l’animal de haute lignée, issu de race nobleet absolument pur de toute souillure en ce qui concerne les alliancesde ses propres ascendants... »
Pourtant, d’après les mêmes auteurs, si le sang est héréditaire, « ilest aussi inné chez certains sujets appartenant à des races qui n’enpossèdeut pas habituellement », et même « il est un fait également dé-montré, c’est que le sang s : acquiert » (2).
Il faut bien l’avouer, ces différentes définitions du sang ne sont guèreplus claires les unes que les autres, et il en sera toujours ainsi tant quel’on conservera une expression née des idées fausses qu’on se faisaitautrefois de la fécondation, conséquemment inexacte en elle-même etsujette aux mille acceptions diverses d’une chose exclusivement con-ventionnelle. Cependant, la définition qui fait du sang le presquesynonyme de grande excitabilité nerveuse nous paraît devoir être pré-férée, non comme plus juste, mais comme exprimant mieux, à notreavis, l’idée qu’on se fait généralement d’un cheval dont on dit : 11 apeu ou beaucoup de sang, il manque de sang, etc.
Si le sang peut être inné, s’il s’acquiert (et, pour nous, cela nefait aucun doute), il est évident qu’il n’est pas l’apanage exclusif deschevaux qui « ont subi le métissage de la noblesse». Il y a lieu d’ad-mettre, au contraire, qu’un cheval, quels que soient ses ancêtres,quelle que soit sa provenance, peut être considéré comme ayantdu sang,s’il a beaucoup d’énergie, de vigueur, etc.
Pour nous, enfin, si certaines races sont particulièrement favoriséessous le rapport de l’énergie, de l’excitabilité nerveuse, dans toutes onpeut rencontrer des sujets ayant du sang; il suffit souvent, en effet, demettre les animaux dans des conditions de milieux convenables pourfaire naître et fixer chez eux les aptitudes les plus élevées de l’espèce :« Dans les aliments de force, dit AI. Sanson, est le secret ou la source
(1) J. Magne, Races chevalines, 3 e édition, p. 351.
(2) Goubaux et Rarrier, loc. cit., pp. 460 et suivantes.