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EXTÉRIEUR.

de la véritable noblesse, de ce que les hippophiles les moins fantai-sistes expriment en le nommant « le sang » (1).

Quoi qu’il en soit et de quelque côté que se trouve la vérité, nousne saurions trop critiquer cette absurde opinion d’après laquelle « lesang rachète tout ». Il faut être dépourvu de tout bon sens ou ne passe faire la moindre idée de la machine du cheval pour soutenir sérieu-sement une pareille hérésie.

Le cheval « de pur sang 1 2 ». — Quant au cheval « de pur sangou tout simplement « de sang », nous le qualifierons un animal de racefine, possédant au plus haut degré- cette excitabilité nerveuse quidénote « le sang », et pur de toute souillure en ce qui concerne lesalliances de ses propres ascendants, au moins depuis une époque plusou moins reculée; car, pour le cheval anglais de course, parexemple, « quoiqu’il passe pour être uniquement du sang oriental,dit M. de la Goudie, le fait n’est point exact si l’on remonte au tempsoù l’on a commencé à enregistrer les faits » (2).

Quelque bizarre que soit cette expression de pur sang, il nousappartient d’autant moins de la changer que, sur ce point, tout lemonde se trouve à peu près d’accord. D’ailleurs, le cadre restreintde notre livre ne nous permet pas d’aller plus au fond de la ques-

tion.

Différence entre le cheval qui « a du sang- » et le che-val « de pur sang ». — Eu somme, le cheval « de pur sang »est un animal de race pure, fin, élégant, rapide, tandis que le chevalqui « a du sang » possède tout simplement une grande excitabiliténerveuse qui le rapproche plus ou moins du premier; c’est du moinsl’acception que l’usage semble avoir donnée aujourd’hui du mot sang.

On reconnaît l’animal qui a du sang à son regard vif, hardi; à sonœil bien ouvert; à ses oreilles toujours dressées et très mobiles; aunegrande impressionnabilité nerveuse; à la finesse et à la sensibilité delàpeau; au peu d’abondance de toutes les productions pileuses, etc.

(1) A. Sanson, Truité de Zootechnie, t. lit, 2° édition, p. 2a!i.

(2) Comte de La Oomlie, Le Cheval et son cavalier. Paris, 1884,p. Ci.