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EXTERIEUR.
considérer chez les chevaux de vitesse; car le travail est plus « considé-rable, la dépense plus forte et, conséquemment, la fatigueplus grande...
« It is the pace that kill, c’est le train qui tue !... » disent les Anglais,exprimant ainsi les pertes énormes que cause une course précipitée (1).
Au point de vue qui nous occupe, de véritables tours de force(performances ) ont été accomplis par certains chevaux exceptionnels.Cilons-en quelques-uns : Le Stiul Book anglais rapporte (tome 111,p. 151) que Sharper, cheval de pur sang, parcourut, le 4 août 1825, àSaint-Pétersbourg, 80,100 mètres, soit un peu plus de 20 lieues, en2 heures 48 minutes.
Youatt, de son côté, raconte qu’un cheval hackney fit l’énorme trajetde Londres à York (plus de 315 kilomètres) en 40 heures 35 minutes.
Enfin, le 3 avril 1882, un officier français, M. Prieur de la Comble,partait de Lunéville sur une jument hongroise, La Mascotte , etarrivait à Paris trois jours après, ayant parcouru en 72 heuresles 388 kilomètres qui séparent les deux villes.
Ces exemples, pris au hasard parmi cent autres qu’il nous seraitfacile de signaler, montrent suffisamment de quel fond extraordinairecertains chevaux sont doués.
Il y a lieu de noter en passant que le fond du cheval est en partiesubordonné à la manière dont on le conduit.
M. le général Bonie (2), qui a spécialement étudié la meilleure com-binaison des allures « pour marcher avec le moins de fatigue et leplus de vitesse possibles», estime qu’une troupe en marche (3) doitfaire 2 kilomètres au trot (le kilomètre eu 4 minutes 15 secondes en-viron) et 1 au pas (le kilomètre en 10 minutes). Toutefois, c’est là une vi-tesse moyenne qu’il est souvent nécessaire d’augmenter, en campagnepar exemple. Or, dit l’auteur précité, « deux moyens se présententpour obtenir une rapidité plus grande. L’un consiste à prolonger ladurée des temps de trot, l’autre, au contraire, à la diminuer, en abré-geant également la durée des temps de pas ».
Discutant successivement ces deux moyens, M. le général Boniedémontre que le second seul est acceptable. « Cour le cheval qui a peu
(1) (lOiibaux et liarrier, loc. cj'£.,pp. 48î> et 480.
(2) T. Ronie, Fond et vitesse d’une troupe de cavalerie en campagne. Paris, 1872, p. 3.7.
(3) Une troupe en marche étant nécessairement composée de chevaux de vitesseet de fond différents peut, jusqu’à un certain point, être assimilée à tout cheval derésistance et de train moyens.