TARES DES MEMBRES-
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la tubérosité interne et inférieure du tibia, ainsi qu’on pourra le re-connaître en mettant à découvert le deuxième plan des figures t et 3,2).La courbe est assez rare et ne fait boiter que dans le principe ; unefois son développement terminé, la claudication disparaît généralement.
2° Eparvin (fig. 1 et 3, I, 2). — L’éparvin se développe à labase et à la partie interne du jarret. Il envahit habituellement tout®la portion des os du tarse et du métatarse recouverte par l’épanouisse-ment de l’extrémité inférieure du ligament latéral interne de l’arti-culation (fig. 1 et 3, II, 2).
« La gravité plus ou moins grande de cette tare dépend de sonvolume, de sa forme et de sa position. Situé au-dessus de la châtaigne,l’éparvin offre peu d’inconvénients; placé plus haut et en arrière, ilest assez grave; mais le plus dangereux se trouve en avant (1). »Dans tous les cas, avant l’apparition de toute tumeur à l’extérieur,l’éparvin détermine une boiterie plus ou moins intense, qui disparaîtassez souvent quand l’éparvin esUor/z, ou diminue au moins d’intensité.
La cause de cette tare est la même que celle de la plupart des tumeursosseuses; c’est la violence des pressions, des tiraillements que les oset les ligaments du jarret éprouvent dans les sauts, dans les allures ra-pides, etc. ; aussi est-elle surtout fréquente sur les jarrets droits et coudés.
On donne généralement le nom d 'éparvin calleux à l’exostose quenous venons de décrire, pour la distinguer de Y éparvin sec, sorte demouvement convulsif à siège mal déterminé, qui se manifeste dans laflexion du membre postérieur pendant la marche, surtout au départ,et qu’on désigne parle terme de harper (Voy. chap. îx, Défectuositésdes allures , p. 183).
3° Jarde (fig. 2 et 3, I, I, 3). — On donne le nom de fardeou de jardon (expressions que l’on doit considérer comme synony-mes) à une tumeur osseuse située à la partie inférieure et postérieuredu jarret. Elle atteint la tête du péroné externe (fig. 2 et 3, II,1, 3), c’est-à-dire l’insertion du puissant ligament calcanéo-métatar-sien, d’autant plus exposé aux tiraillements que les tractions qui lesproduisent s’exercent à l’extrémité d’un calcanéum plus long et plusoblique sur le tibia; c’est ce qui explique sa grande fréquence sur lesjarrets coudés.
(!) Commission d'hygiène hippique, loc.cit., p. 94.