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EXTÉRIEUR.
Van der Meulen (1634-1690), commirent la même faute que Par-rocel, et figurèrent leurs chevaux avec des poitrails, des croupesénormes, et des têtes manifestement trop petites. Il n’y a qu’à sepromener un instant dans les galeries du Louvre pour reconnaître lebien fondé de cette critique.
Casanova (1730-1806), tout en disproporliounant moins ses têtes, fitaussi des chevaux beaucoup trop massifs. Ses poitrails surtout sontabsolument difformes.
De Solleysel reproche également aux artistes de son époque d’avoirreprésenté les épaules trop massives :... « Ce sont, dit-il, les meil-leures pour les chevaux de tirage, mais tout cheval de selle qui auroitles épaules larges, charnües, grosses et rondes, comme les sculpteurs
C.Vcrnet
Fig. 108. — Cheval au galop (Carie Vernet).
essayent de les représenter, seroit un parfait cheval de charette, car
il seroit lourd, pesant, attaché à la terre. » D’autre part, poursuit
l’auteur précité, les muscles de ces grosses épaules sont trop appa-
rents :. « en paroisl-il à un homme fort gras, il en paroi Ira aussi
peu a ces épaules fort charnües... Si l’on fait des muscles et des nerfsà ces épaules rondes, ils seront contre nature et mal placez... » (I).
Carie Vernet (1758-1835), brillant cavalier et homme à la mode,réagit fortement contre le cheval lourd de Parrocel, Rubens, SalvatorRosa, Lebrun, Casanova, etc. ; « il se permit de regarder la nature etde copier, non pas des chevaux peints, mais des chevaux à peindre (2) ».11 eut le tort, toutefois, eu réhabilitant les races fines, d’exagérer
(1) De Solleysel, loc. cil., p. 23.
(2) Ch. Diane, loc. cit. (École française, Carie Vernet).