LE CHEVAL EN PEINTURE ET EN SCULPTURE-
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leur finesse. Le cheval de son Mameluk au combat , par exemple, anon seulement les membres trop fins, mais beaucoup trop longs pourun cheval arabe ; c’est le dessous d’un cheval anglais de course.
D’un autre côlé, dans toute son œuvre, il n’y a p as un animalautrement qu’au trot pour figurer le pas. Ses chevaux donnent laruade en sautant les obstacles, accusant fortement la divergence desquatre membres ; tous galopent sur des pistes parallèles et le bipèdepostérieur pressant par les deux pinces, d’un effort égal, pour ledépart au galop (fig. 108).
C’est là, d’ailleurs, une erreur qu’on retrouve dans un grand nombrede tableaux. Jean Van Huchtenburg (164G-1733), peintre de batailles
Fig. 109. — Un cheval de la lithographie : le Marchand de chevaux (Gcricault).
et favori du prince Eugène, François Gérard (1770-1837), etc., nereproduisent pas leurs chevaux au galop autrement que Carie Vernet.
Gros (1771-1835), élève de David, suivit la même voie que Vernetet fil grand en dehors des sentiers frayés. Son grand mérite, ditM. Ch. Blanc, fut de donner de la « vigueur et de la race » au chevalélégant de Carie. « Il avait, du reste, la conscience de sa supérioritéen ce genre, et dans son langage pittoresque et fringant, il disait, àpropos de Carie Vernet : « Un de mes chevaux en mangerait six dessiens » (1).
11 ne tarda pas, toutefois, à être distancé par Géricault (1791-1824),dont un biographe a dit : « Que, par miracle, ses chevaux descen-dent de leur cadre ou se détachent de la pierre lithographique, etnous les verrons continuer le mouvement commencé, l’achever, et,
(1) Ch. Blanc, loc. cit. (École française, Gros).