TÊTE.
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(l. — VOILE DU PALAIS
Le voile du palais (J') représente une espèce de soupape musculo-membraneuse située entre iabouclie et le pharynx, qu’elle sépare. Sonbord antérieur, continu avec le palais, est attaché sur l’arcade palatine.Son bord postérieur, seul libre, embrasse étroitement la base de l’é-piglotte, le plus généralement renversée sur la face postérieure duvoile ; il est continué à ses extrémités par deux prolongements amincis,les piliers postérieurs , qui gagnent les parois latérales du pharynx.
En raison du grand développement du voile du palais chez les soli—pèdes, son bord postérieur ferme complètement, dans les intervalles dela déglutition, l’ouverture par laquelle la bouche communique avecle pharynx, c’est-à-dire Yisthme du gosier : d’où l’impossibilité à peuprès absolue, pour le cheval, de respirer par la bouche.
Le voile palatin comprend dans sa structure : une membrane fibreuse ,une membrane muqueuse , des glandules salivaires , des vaisseaux , desue/'/i-,etdes muscles. Ceux-ci ayant été précédemment étudiés (XLplan),nous n’y reviendrons pas ici.
e. — LANGUE
La langue (24) s’étend depuis le fond delà bouche jusqu’aux dentsincisives, entre les deux branches du maxillaire inférieur, où elle reposesur l’espèce de sangle que forment, en se réunissant, les deux musclesmylo-hyoïdiens.
On peut y reconnaître trois faces, trois bords , et deux extrémités.
La face supérieure ou dorsale est hérissée de nombreux prolonge-ments ou papilles qui lui donnent un aspect lomenteux. « Deux de cespapilles, remarquables par leur énorme volume, leur apparence lobuléeet la situation qu’elles occupent au fond de deux excavations placéescôte à côte, près de la base de l’organe, sont nommées lacunes de lalangue , ou trous borgnes de Morgagni (1). »
Les faces latérales présentent des orifices de quelques glandules lin-guales.
(I) A. Chauveau et S. Arloing, loc. cil., p. 3 jG.Le Cheval.
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