TÊTE.
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IIP partie, § 3, Cavité abdominale , Digestion ), les alimenls sont sou-mis à l’action des organes précédents, qui les introduisent dans labouche, les broient, et facilitent leur passage dans l’estomac et l’intes-tin, où ils sont finalement absorbés.
Nous allons dire un mot de la manière dont s’opèrent les actes depréhension , de mastication et de déglutition des aliments (1).
1° Préhension des aliments. — Chez le cheval, la préhen-sion des aliments solides s’opère à l’aide des lèvres et des dents incisives.
La lèvre supérieure, très mobile et d’une exquise sensibilité, lesrassemble elles attire; puis, les dents incisives les saisissent et lesdétachent; enfin, la langue les fait parvenir dans le fond de la bou-che, sous les dents molaires.
On peut, à l’aide d’une expérience simple et facile, mettre en évi-dence le rôle spécial des lèvres, des dents et de la langue. « En effet,ditM. Colin (2), si, au moyen d’un fil assez fort traversant la lèvre supé-rieure, on renverse celle-ci sur le nez, en la maintenant attachée au licol,et si l’on renverse également l’inférieure sous la houppe du menton, onvoit que l’animal engage l’extrémité de ses mâchoires entre les bar-reaux du râtelier et en lire le foin par pincées assez considérables;mais, dès qu’il vient à desserrer les dents, le fourrage n’élanl plus sou-tenu par les lèvres, ne peut parvenir dans la bouche et tombe... »
La préhension des liquides se fait d’après deux modes distincts :1° Par succion, chez le poulain à la mamelle; 2° par pompe ment, chezl’animal adulte;les lèvres sont alors immergées dans le liquide, et levide se fait dans la bouche par les mouvements de la langue.
2° Mastication. — Une fois introduits dans la bouche, les ali-ments y sont broyés, réduits en pâte, de manière à être attaqués plusfacilement par les liquides digestifs.
Cette opération complexe a pour agents les mâchoires munies deleurs dents et mises en mouvement par des muscles spéciaux.
Les dents incisives servent tout simplement à pincer le fourragedans le râtelier et à couper l’herbe.
Les canines n’ont pas d’usages très caractérisés.
Seules, les molaires ont une action bien manifeste dans la mastica-
(1) Nous ne reviendrons pas ici sur l’ insalivation, qui a été étudiée précédemment(voy. 1 er plan, Appareil salivaire).
(2) Colin, Inc. cit., p. 573.