TÊTE.
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« C'est toujours d’un point unique du bulbe, dit M. Flourens, quia quelques lignes à peine, que la respiration, l’exercice de l’actionnerveuse, l’unité de celte action, la vie entière de l’animal, en unmot, dépendent (1). » Or, ce point, ce nœud vital , correspond ausommet du calamus scriptorius , à l’extrémité du quatrième ventricule,un peu au-dessus, par conséquent, de l’origine de la huitième paire.C’est exactement l’endroit qu’il faut blesser avec la pointe d’unstylet, d’un scalpel, etc., pour tuer instantanément l’animal. Si l’ontouche le bulbe en avant de ce point, les mouvements respiratoirescessent dans la tête seule; si ou le blesse en arrière, ces mouvementssont supprimés seulement dans le tronc. On se rend compte de cefait en sectionnant la moelle, soit entre l’occipital et l’atlas, soit entrela première et la deuxième vertèbre cervicale; car, dans les deux cas,le tronc seul est immédiatement privé de vie; les mouvements desailes du nez, les bâillements, les contractions des muscles de latête, etc., persistent encore pendant quelques minutes, comme on leconstate souvent chez les suppliciés.
La lésion de certaines parties du bulbe produit aussi des modifica-tions bien déterminées dans un grand nombre de sécrétions; c’estainsi, par exemple, que la piqûre au niveau des origines du pneumo-gastrique produit un diabète temporaire.
11 est à noter, enfin, que c’est par suite de la disposition des cor-dons blancs de l’isthme, qui se sont tous entre-croisés au-dessus dutiers inférieur du bulbe, les uns successivement dans la moelle, lesautres au niveau et un peu au-dessus du collet du bulbe, que toutesles lésions encéphaliques unilatérales, frappent le mouvement et la sensi-bilité dans le côté opposé du corps (Voy. Structure de l’isthme).
3° Propriétés du cervelet. — « Le cervelet, dit M. Colin, està peu près dépourvu de sensibilité à sa surface; mais il est sensibleet excitable dans ses parties profondes. Sa destruction rend la marche,le vol et les autres mouvements progressifs irréguliers, difficiles, leurenlève la coordination, l’harmonie. La lésion de ses pédonculesmoyens donne lieu à un mouvement de rotation du corps sur lui-même, à la déviation des yeux.
«Toutes ces mutilations, de même que les états morbides qui consis-ta Flourens, Recherches expérimentales sur les propriétés et les fonctions du systèmenerveux, p. 203.
Le Cheval.
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