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STRUCTURE. — FONCTIONS.

tent dans le ramollissement, la destruction, l’atropliie de la substance,laissent persister les facultés intellectuelles et instinctives, la sensibi-lité générale; d’où il suit que le cervelet est un organe dont les fonc-tions sont essentiellement distinctes de celles du cerveau. Si toutes sesattributions ne sont pas connues, au moins on ne peut guère nier cellequi est relative à la coordination des mouvements (1). »

Magendie ayant remarqué, au cours de ses expériences, que les ani-maux privés de leur cervelet avaient une tendance marquée à reculer,place dans cet organe le siège d’une force qui porte l’animal à se mou-voir en avant. Gall localise dans le cervelet l’amour physique et l’ins-tinct de reproduction; mais cette opinion est aujourd’hui regardéecomme étant sans fondement. M. Flourens a vu, en effet, un coqchercher à cocher les poules après la destruction du cervelet. Ou amême observé l’érotomanie chez une femme dont la substance grisedu cervelet était atrophiée, et l’on a cité une jeune fille sans cerveletqui se livrait à la masturbation.

Facultés instinctives et intellectuelles.

Outre le rôle physiologique que nous venons de passer en revue, lesystème nerveux embrasse encore des opérations d’un ordre très élevé,desquelles résultent l'instinct et Xintelligence.

Nous allons tout d’abord dire un mot de la grande distinction qu’ily a lieu d’établir entre les deux ordres de facultés.

1° De l’instinct et de l'intelligence en général. — Onentend par instinct le résultat d’une force irréfléchie, d’une impulsioninnée, secrète, irrésistible.

'L'intelligence , au contraire, est cette faculté si éminemment déve-loppée dans notre espèce, à laquelle doivent être rapportés tous lesactes combinés et réfléchis que nous accomplissons.

Nos animaux domestiques possèdent-ils à un degré quelconque l’uneet l’autre de ces facultés, ou sont-ils de simples automates dépourvusd’instinct, d’intelligence, de mémoire, etc., comme ont cherché à leprouver un certains nombre de naturalistes et de philosophes?

Pour nous, le doute n’est plus permis à cet égard : « Ce sont des

(1) G. Colin, /oc. cit., pp. 4i4 et lia