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TÊTE.

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êlres possédant des instincts toujours sûrs et généralement plus par-faits que ceux de l’espèce humaine, uneintelligence obtuse à la vérité,mais qui se perfectionne dans les degrés supérieurs de l’échelle ;des êtres susceptibles, enfin, d’un certain discernement dans leursactions, et capables d’éprouver plusieurs sentiments, plusieurs pas-sions plus ou moins analogues aux sentiments et aux passions quenous éprouvons nous-mêmes (1). »

Parlant des hallucinations qui se font observer chez les animaux,comme chez l’homme, par suite d’une cause morbide ou d’une modi-fication de l’action cérébrale (rage, éthérisation), M. II. Bouléydémontre qu’il y a une parfaite similitude entre l’homme et les ani-maux au point de vue du fonctionnement de leurs cerveaux. «Dansl’un et dans les autres, dit-il, Vidée ou l’image, produite par l’impres-sion des objets, peut donner lieu à une sensation identique à celleque l’objet lui-même a déterminée, et faire croire à sa réalité actuelle,quoique le cerveau n’en perçoive que le fantôme (2). »

Nous allons, d’ailleurs, essayer d’esquisser à grands traits les phé-nomènes qui se rapportent à l’instinct et à l’intelligence chez nos dif-férentes espèces animales en général, et chez le cheval en particulier.

2° Instinct. — L’instinct, que Buffon n’avait pas compris, et que tantd’auteurs ont considéré comme un mot vide de sens, est une faculté innée,dit M. Colin, commune à tous les animaux, même aux plus imparfaits.

11 n’est nullement en rapport, d’après M. Félix Hément, avec lerang qu’occupent ceux-ci dans la hiérarchie animale et avec le degréd’intelligence qu’ils possèdent : « Les instincts les plus curieux, les plusétranges et les plus développés ne se rencontrent pas chez lesmammifères, mais chez les articulés, dont l’organisation est de beau-coup inférieure et la taille plus petite (3). »

Parmi les instincts donnés aux animaux, les uns sont destinés à la con-servation de l’espèce, les autres àla conservation de l’individu ; d’où leurdivision en instincts de la reproduction et en instincts de la conservation.

Tous les animaux sont doués de Vinstinct de la conservation , mais àdes degrés différents. « Chez le cheval, dit Vallon, il est peu pro-

(1) G. Colin, loc. cit., t. l or .

(2) II. Bouley, Leçon de pathologie comparée {La nature vivante de la contagion), Paris,1884, p. 37.

(3) Félix Hément, Le l'Instinct et de l'Intelligence. Paris, 1883.