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STRUCTURE.
PONCTIONS.
noncé, et cela devait être, puisque cet animal trouve partout unenourriture abondante, qu’il prend sans exécuter de grands déplace-ments ou sans livrer de combats. A l’état de domesticité, l’ins-
tinct de la conservation est plus faible qu’à l’état sauvage, parce quel’homme a habitué le cheval à trouver toujours dans les prairies ouau râtelier les aliments qui lui sont nécessaires, et un abri contre lesintempéries des saisons (1). »
Cet instinct, nous le répétons, est surtout marqué chez les animauxsauvages. Tous savent choisir la nourriture qui leur convient et re-pousser celle qui pourrait leur nuire; tous, usant de leurs armes lesplus sûres, savent se préserver des attaques et déjouer les ruses deleurs ennemis; c’est ainsi que les chevaux sauvages se réunissent eutroupes commandées par un étalon et forment un cercle au centreduquel ils placent les faibles et les femelles, quand ils se trouvent atta-qués par des carnassiers.
De leur côté, les plus petits animaux emploient des moyens extrê-mement curieux : tels le terrier du lapin, les habitations souterrainesde la taupe, les constructions du castor, les nids des oiseaux, etc., etc.
Parmi les instincts de conservation, il y a encore lieu de signalerl’instinct migrateur de certains animaux, l’instinct des carnassierspour surprendre leur proie, etc.
L 'instinct de la reproduction porte les animaux à se reproduire, àsoigner et à nourrir leurs petits. 11 n’apparaît qu’à l’époque de la pu-berté et cesse au déclin de la vie.
Les chevaux peuvent se reproduire à toutes les époques de l’année ;mais c’est au printemps qu’ils en éprouvent le plus souvent le désir.
En somme, l’instinct est « fatal, nécessaire, inné, parfait, invariable,propre à une espèce, en harmonie avec l’organisation de l’animal,inapplicable à d’antres tins, intransmissible (2) ».
3° Intelligence. — Si l’instinct est le mobile ou le principe dela plupart des actions des animaux, ceux-ci n’en possèdent pas moinsune autre faculté, l’intelligence, qui « vient se surajouter aux instinctset étendre par là le cercle des facultés psychologiques de la brute (3) ».
« Les animaux, dit Flourens, reçoivent par leurs sens des impres-
(1) Vallon, loc. cil., p. 121.
(2) Félix Hément, loc. cil., p. 131.
(,'i) G. Colin, loc. cil., p. 233.