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STRUCTURE. — FONCTIONS.
caractère est particulier à chaque espèce animale et approprié à sesbesoins, à son genre de vie.
Il n’a rien d’arbitraire ni d’incertain, et, dans aucun cas, ditM. Colin, ou ne peut y voir le résultat, au moins chez les animauxsauvages, de l’exercice des facultés intellectuelles.
Les lois qui le régissent sont, en somme, celles auxquelles se trou-vent soumis les divers instincts. Toutefois, bien qu’inhérent à la naturede chaque espèce, il peut se modifier et se développer dans de certaineslimites sous l’influence d’un grand nombre de causes, et particulière-ment de l’éducation.
Les passions sont nombreuses chez les animaux; mais on ne s’en-tend pas encore bien sur les liaisons qu’elles peuvent avoir avec lesopérations instinctives et intellectuelles. Toutefois, d’après M. Colin,il paraît plus vraisemblable de les considérer comme des manifesta-tions de l’instinct ; pour lui, elles sont irréfléchies, irrésistibles, et lesanimaux n’ont ni l’idée, ni la volonté, ni le pouvoir d’y résister.
Nous regrettons d’être un peu en contradiction sur ce point avecl’éminent physiologiste d’Alfort; mais nous douions que toutes lespassions animales soient irréfléchies. Quelques-unes, telles que la haine,la jalousie, par exemple, nous paraissent absolument réfléchies et, àce titre, devoir être rangées dans le domaine des facultés intellectuelles.
Le fait du charretier acculé et écrasé dans une carrière par sa voi-ture, attelée d’un cheval qu’il avait jadis brutalisé, mais qu’il conduisaitpour la première fois depuis trois ans, fait qui nous a été rapportépar un témoin absolument digne de foi et que nous dounons, à ce titre,comme authentique, légitimera un peu d’ailleurs notre manière devoir; car on admettra difficilement que, dans ce cas particulier, lahaine du cheval ait été tout à la fois irrésistible et irréfléchie.
Les passions qui dominent chez les solipèdes sont : la peur, Yaffec-tion, la colère , la haine, la jalousie, la méchanceté, la sociabilité, Yatta-chement, le chagrin, la joie, Y irritabilité, Y émulation, etc.
Quant à la fierté, au dédain, à l’orgueil, à la magnanimité, nouscroyons que ces sentiments n’ont jamais existé que dans l’imaginationde ceux qui les ont décrits.
Le cheval manifeste ses passions par des hennissements, par uneattitude, une expression de la physionomie, des mouvements particu-liers, etc. Mais, si vrais, si caractéristiques que soient ces signes, pour