TÊTE.
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bien les saisir et les interpréter, il faut non seulement connaître lecheval à fond, mais encore posséder un grand talent d’observation.Moyennant cette double qualité, on peut arriver à distinguer un hen-nissement de la peur, de la haine, de la colère, etc.
La méchanceté est certainement Tune des passions les plus dange-reuses du cheval. Heureusement qu’elle est rare et qu’on ne l’observed’ordinaire que chez les animaux qui ont subi de mauvais traitementsou dont le mode d’élevage a été défectueux; car, d’une manière géné-rale, le cheval naît doux et obéissant.
Parmi les chevaux qui ont fait preuve d’une méchanceté exception-nelle, on cite surtout Cliillaby, pur sang anglais que sa férocité avaitfait surnommer mad arabian ( mad, enragé, furieux) et qui allait jusqu’àmettre en pièces l’image d’un homme qu’on plaçait à dessein devant lui.
Nous ne reviendrons pas ici sur la physionomie du cheval méchant,que nous avons étudiée dans un chapitre spécial de la 11° partie (Voy.Des chevaux vicieux ).
L’ émulation est très fréquente chez le cheval, particulièrement chezcelui de sang. On a vu maintes fois des chevaux de course se rappro-cher d’un bond désespéré du concurrent qui les distançait et le saisirparla mâchoire pour le retenir eu arrière.
Le chagrin se manifeste aussi très fréquemment chez les chevauxqui ont vécu longtemps ensemble et qu’on sépare brusquement, chezla jument nourrice à laquelle on enlève tout à coup son poulain, etc.Les animaux hennissent alors plaintivement, perdent tout appétit etmaigrissent jusqu’au moment de l’oubli.
Quant à la sociabilité,& lie est péremptoirement démontrée par ce faitbien connu que le cheval qui vit toujours auprès de l’homme est bienplus doux, plus docile que celui élevé en box.
Enfin, la colère , la peur, X affection, la joie, la jalousie, la haine (Voy.l’exemple ci-dessus), sont des passions non moins communes du che-val, dont sont journellement témoins ceux qui approchent cet animal.
5° Moyens d’apprécier l’intellig'ence. — Quoiqu’il soitbien difficile, en l’état actuel delà science, de saisir les opérations dusystème nerveux desquelles résultent l’intelligence et les instincts, ona essayé d’apprécier, de mesurer ces dernières facultés chez les diversindividus d’une même espèce et chez la plupart des animaux supérieurs.
Comme on admet que l’encéphale est le siège de l’intelligence, on