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CORPS OU TRONC.

expiration violente, dont l’effet est d’entraîner au dehors les muco-sités ou tout autre corps étranger qui auraient pu s’introduire dans lespremières voies respiratoires. Celte expiration violente constitue, oula toux, ou Yéôrouement.

Chez le cheval, l’air ne revenant jamais des poumons dans la bou-che, c'est par les naseaux seuls qu’il sort, ainsi que les matières de’expectoration. Dans la toux, il vient vibrer contre la glotte et le voiledu palais. Dans l’ ébrouement, il vibre surtout, contre les parois supé-rieures des cavité nasales.

3° Rhythme de l’inspiration et de l’expiration. — Pour 'bien saisir le rhythme normal des mouvements respiratoires, il fautsoumettre le cheval à un léger exercice. On reconnaît facilementalors : 1° que l’inspiration est plus courte que l’expiration (I) ; 2° qu’ily a une pause très courte entre l’inspiration et l’expiration ; 3° qu’en-tre 5, 6 et 7 respirations de même étendue, il s’en opère une beau-coup plus profonde; 4° que certaines affections modifient profondé-ment le rhythme des mouvements respiratoires; c’est ainsi que dansl’emphysème pulmonaire, cause ordinaire de cet ensemble de symp-tômes qu’on désigne sous le nom de pousse, l’expiration se fait endeux temps, enlre lesquels il y a un arrêt ou un soubresaut particu-culier : l’hypochoudre et le flanc, après avoir effectué la moitié deleur abaissement, s’arrêtent, rebondissent légèrement, pour descendrede nouveau jusqu’à leur limite ordinaire.

D’autres conditions peuvent inlluer sur le nombre des respirations ;tels l’âge, la température, l’état de repos ou d’activité musculaire, lesimpressions morales, la veille, le sommeil, le travail digestif, une fouled’états pathologiques, etc. C’est ainsi que l’on compte 10 à 12 mou-vements respiratoires chez les jeunes chevaux, taudis qu’on n’eutrouve plus que 0 ou 10 à l’âge adulte.

L’exercice, au contraire, augmente le nombre des mouvementsdans une proportion considérable. Un cheval au repos, qui respire10 fois par minute, respirera 30, 40, 70, 90 fois, et même plus, sion lui fait exécuter un certain temps de trot ou de galop. 11 est à re-marquer que, pendant l’exercice, la respiration n’est pas très accé-lérée; ce n’est qu’après, quand le cheval est au repos, qu’on voit

(1) D’après certains auteurs, les deux mouvements mettraient, au contraire, untemps égal à s’elîectuer.