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STRUCTURE. — FONCTIONS-
s’élever rapidement le nombre des mouvements respiratoires.
4° Murmure respiratoire. — A l’état normal, l’air, en entrantdans le poumon et en sortant de cet organe, détermine on bruit par-ticulier, une espèce de souffle léger appelé murmure respiratoire.Dans les affeciions de l’appareil respiratoire, les caractères de ce bruits’altèrent {souffle tubaire , bruit de souffle). C’est sur les variationsdes bruits qu’on peut percevoir en appliquant l’oreille sur les paroislatérales du thorax que le célèbre médecin français Laënnec a basé saméthode de l 'auscultation.
2. — Phénomènes chimiques.
Les phénomènes qu’il faut examiner maintenant résultent ducontact médiat de l’air atmosphérique, introduit pendant l’inspira-tion dans les vésicules pulmonaires, et du fluide sanguin qui traverseles fines parois de ces vésicules.
L’air qui pénètre dans le poumon contient près de 21 partiesd’oxygène, 79 d’azote, 4 à 5 millièmes d’acide carbonique et une pro-portion variable de vapeur d’eau. En arrivant dans les vésicules pul-monaires, il fait subir au sang divers changements physiques et chi-miques.
L’oxygène atmosphérique, séparé du sang seulement par les paroisextrêmement déliées des vaisseaux qui se ramifient à la surface de lamuqueuse des vésicules pulmonaires, traverse ces membranes minceset humides eu vertu des lois qui régissent les phénomènes d’osmose,se mélange au sang noir ou veineux qui arrive au poumon par l’artèrepulmonaire, et le transforme en sang rouge, vermeil ou artériel.
Le sang qui traverse les capillaires du poumon, en même tempsqu’il emprunte de l’oxygène cà l’air (G p. 100), lui rend, en échange,une certaine proportion d’acide carbonique résultant de la combus-tion qui s’opère au sein des tissus vivants (4 1/3 p. 100). On crutpendant longtemps que les phénomènes d’oxydation cl de combustionavaient le poumon pour foyer exclusif. Depuis, on s’est rendu compteque ces phénomènes commencent dans le poumon pour se continuerdans toute l’étendue du système vasculaire, notamment dans les ca-pillaires, et, en dehors des vaisseaux, dans la substance propre desdivers tissus. Dans tous les cas, l’oxygène se combine avec le carboneque contient le sang ou que lui abandonnent les (issus vivants, et l’a-