CORPS OU TRONC.
-425
La dilatation du thorax, par exemple, lors de l’inspiration, exercesur les oreillettes du cœur, sur les grosses veines qui y aboutissent, etc.,une action aspiratrice accroissant l’impulsion du sang; l’expiration, aucontraire, diminue la vitesse du sang daus les veines.
Toute cause mécanique s’opposant, pendant un certain temps, à lalibre circulation du sang dans le système veineux, ralentit égalementle cours de ce liquide, augmente sa pression et, par suite, provoque latranssudation de sa partie fluide en dehors des veines.
C’est ainsi que se produisent les œdèmes sous le ventre à la suite decompression trop forte du surfaix maintenant la couverture. C’estégalement par le môme mécanisme que les membres du cheval aurepos s’engorgent au bout d’un certain temps : par le fait de l’inactionforcée dans laquelle se trouvent les extrémités, la circulation du sanglanguit dans les veines, sa tension augmente, et sa partie liquide netarde pas à transsuder en dehors des vaisseaux veineux.
La circulation dans les veines est favorisée par la présence devalvules placées dans leur intérieur, de distance en distance, et soute-nant la colonne sanguine qu’elles divisent. Ces valvules ont encore pourusage, dans les veines des membres, d’atténuer l’iutluence que lapesanteur exerce sur le cours du sang.
5. — Influence du système nerveux sur la circulation.
Cœur. — Le cœur, si prompt à s’affecter de toutes les sensationsde l’économie, n’est cependant pas doué d’une sensibilité exquise. Onl’a pincé, lacéré en plusieurs points, piqué dans tous les sens, sausprovoquer une douleur manifeste.
C’est même pourquoi l’on a cru longtemps, avec Haller, qne le cœurétait indépendant du système nerveux.
Pourtant, comme beaucoup d’autres, cet organe a une sensibilitéspéciale, qui est mise en jeu par certains excitants et se trouve réglée,quant à son exercice, par des filets nerveux du pneumogastrique et dugrand sympathique.
Le pneumogastrique agit comme nerf modérateur ou paralysant ducœur. Par suite, sa section accélère les mouvements de cet organe,tandis que son excitation les ralentit (1).
(t) MM. Arloin g et Tripier ont remarqué que l’excitation du pneumogastrique droit a plusd’action sur le cœur que celle du gauche. Celui-ci agit plus spécialement sur le poumon.