Band 
Texte.
Seite
448
JPEG-Download
 

448

STRUCTURE. — PONCTIONS.

ments et les boissons dont les animaux ont besoin pour la reconstitu-tion de leurs tissus, leur accroissement, et aussi pour fournir la sommede travail qu’on exige d’eux. Cette fonction s’accomplit en vertu dedeux ordres de phénomènes : les uns mécaniques; les autres chi-miques.

Les premiers font parcourir aux aliments le tube digestif et com-prennent : la préhension des aliments et des boissons, la mastication, ladéglutition, Y accumulation des aliments dans Testomac, le mouvementdes aliments élans l'intestin et la défécation.

Les seconds font subir aux matières alimentaires des transforma-tions qui les rendent propres à être absorbées; telles sont Y insaliva-tion, la digestion stomacale et la digestion intestinale.

Dans tous les cas, voici l’ordre dans lequel s’opèrent les phéno-mènes digestifs : 1° préhension des aliments ou des boissons; 2° mas-tication et insalivation ; 3° déglutition; 4° digestion gastrique; 3° diges-tion intestinale et défécation.

Quoique nous ayons l’intention de nous occuper spécialement icide la digestion gastro-inlestinale, nous dirons cependant un mot desdiverses transformations qu’ont déjà subies les aliments en arrivant àl’estomac.

Et d’abord, on appelle aliments tous les corps qui, introduits dansles voies digestives, sont modifiés de manière à devenir aptes à lareconstitution du sang, à la nutrition des organes, à la production dela force, etc. On distingue les aliments proprement dits, les boissons etles condiments. Les boissons procurent à l’économie l’humidité né-cessaire; les aliments fournissent les éléments indispensables àl’assimilation; les condiments, enfin, sont destinés à rendre lesaliments plus agréables et surtout plus digestibles.

Les aliments les plus ordinairement employés pour le Cheval soutles foins, les pailles, les grains et les graines des graminées et deslégumineuses. Pour être complets, ils doivent contenir des substancesalbuminoïdes ou azotées (gluten, albumine, légumine, etc.), des ma-tières amylacées (fécule, sucre, etc.), des substances grasses et des sels.

L’expérimentation physiologique démontre, en effet, que l’alimentincomplet, l’aliment réduit à une seule de ces substances ou, pourmieux dire, à un seul principe immédiat, quel que soit le groupeauquel il appartienne, ne peut entretenir la vie. L’aliment doit, en