CORPS OU TRONC.
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outre, être digestible et présenter une bonne relation nutritive (rap-port existant entre les matières azotées et les matières non azotées).
Les animaux ne prennent les matières alimentaires que lorsqu’ils ysont sollicités par la faim, sensation d’autant plus vive et plus fré-quente que le sujet est mieux portant et plus jeune, à cause de l’acti-vité de la nutrition et de l’accroissement dans les premiers âges de lavie.
De même, l’impulsion qui porte le Cheval à la préhension des li-quides est le résultat d’une sensation interne, la soif qui se développesurtout après le repas et lorsque le sang a éprouvé une déperditionconsidérable d’éléments aqueux.
Chaque espèce animale a un régime, c’est-à-dire un mode d’ali-mentation propre, réglé par son organisation et ses instincts. C’estainsi que le Cheval, animal herbivore, ne prendra jamais de plantesvénéneuses, à moins que celles-ci se trouvent mélangées à d’autresplantes ou qu’il soit pressé par. la faim.
Privé d’aliments, ou sous le coup de l 'abstinence, le Cheval résisted’autant mieux qu’il est plus gras et se rapproche plus de l’âge adulte.Dans tous les cas, il se'nourrit plus ou moins longtemps aux dépensde sa propre substance ( autophagie ), puis s’émacie petit à petit, et finitenfin par mourir quand l’absorption ne recueille plus la somme desmatériaux nécessaires à l’entretien de la vie.
1° Préhension des aliments. Mastication. Insaliva-tion. Déglutition. — Le Cheval se sert de ses lèvres et de sesdélits incisives pour prendre les aliments. Une fois introduits dansla bouche, ceux-ci y sont divisés, écrasés, réduits en pâte pour êtreplus facilement attaqués par les liquides du tube digestif. Eu mêmetemps, les matières alimentaires se trouvent en contact avec la salive,liquide filant produit par les glandes salivaires, dont le rôle est deramollir les aliments, de dissoudre leurs matières sucrées, mucilagi-neuses, la plupart de leurs sels, et enfin de transformer en sucre lesprincipes amylacés que ces aliments renferment. Agglomérés ainsisous forme de bol , les aliments passent de la bouche dans le pharynxet l’œsophage; puis, de là, dans l’estomac (Déglutition) (Voy. 111° par-tie, cliap. i et h, tête et cou, Cavité buccale, Glandes salivaires, Pharynxet Œsophage ).
2° Digestion gastrique. — Les aliments, une fois arrivés dans
Le Cheval. 29