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STRUCTURE. — FONCTIONS.

l’estomac, s’y accumulent, le distendent, y séjournent pendant uncertain temps, et se transforment en une masse pulpeuse appeléechyme sous l’action du suc gastrique sécrété par le cul-de-sac droit.

La chymification se trouve aidée par les contractions du viscère,qui favorisent la désagrégation des aliments, leur passage dans l’in-testin et la sécrétion des glandes pepsiques.

Le suc gastrique, grâce à son principe excitant particulier, la pepsine ,qui lui donne ses principales propriétés, dissout et rend assimilablesla fibrine, l’albumine coagulée (qu'il transforme en peptones), ainsique toutes les substances azotées. Par contre, il n’a pas d’action surles matières grasses, qui ne peuvent être modifiées que dans l’intestin.

La digestion gastrique est plus ou moins puissante suivant lesespèces animales; elle est à son maximum chez les carnivores et chezcertains oiseaux de proie, qui digèrent assez facilement des os, despierres, et même des pièces métalliques, grâce au long séjour desaliments dans l’estomac, à la structure et aux contractions énergiquesdu viscère.

Si l’importance de la digestion gastrique se trouve diminuée chezle Cheval, cela tient à ce que la muqueuse sécrétante de l’estomac decet animal est réduite de moitié, et surtout à ce que les aliments nefont que passer dans sa cavité.

D’ailleurs, chez les animaux d’une même espèce, l’action de l’esto-mac varie suivant la composition et la quantité des aliments ingérés,suivant leur degré de consistance et les préparations diverses qu’onleur a fait subir :

Ainsi, la digestion gastrique est d’autaut plus active que les ali-ments sont plus riches en matières azotées ; c’est pourquoi l’orge etl’avoine, qui renferment environ 12 p. 100 de matières azotées, éprou-vent dans l’estomac du Cheval des changements importants et y séjour-nent plus longtemps que le foin et la paille.

D’autre part, les contractions des parois stomacales deviennent à peuprès insensibles, la sécrétion du suc gastrique se raloutit, toutesles fois que l’estomac est trop ou trop peu distendu. Pour que l’actionde ce réservoir s’exerce convenablement, il faut que les aliments s’yaccumulent eu quantité modérée, peu à peu, et non brusquement.

Enfin, il est évident que le degré de consistance des aliments et lespréparations diverses qu’ils ont subies doivent exercer aussi une in-