CORPS OU TRONC.
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que pour l’expulsion des matières fécales, il se produit un effort quiest, pour beaucoup d’animaux, incompalible avec la marche, la course,
et la plupart des exercices musculaires un peu pénibles.Les soli-
pèdes mâles ou femelles se campent, c’est-à-dire écartent les membrespostérieurs des antérieurs, redressent les jarrets et les articulationsmétatarso-phalangiennes. Le mâle entier sort en partie le pénis dufourreau et lance l’urine avec force par un jet continu. Les dernièresportions seules sont rejetées par saccades, coïncidant chacune avecune forte contraction des muscles abdominaux et du muscle accélé-rateur. Chez les femelles, on voit, dans les derniers moments, de
vives contractions des lèvres de la vulve, qui s’écartent et se rapprochentalternativement, et un mouvement particulier du clitoris encoremouillé d’urine (1).»
La sécrétion urinaire est très active; elle fournit en moyenne, chezle cheval, de 15 à 25 litres d’urine en 24 heures. Toutefois, il est bonde faire remarquer qu’elle varie suivant une foule de circonstances.D’une manière générale, elle est d’autant moins abondante que latempérature est plus élevée, que les mouvements sont plus fréquents,que les aliments sont moins aqueux. Néanmoins, elle ne se suspendjamais tout à fait; elle dure même tout le temps que les animaux sontprivés d’aliments et de boissons.
Tout le monde sait, d’autre part, que l’activité de la sécrétion uri-naire est toujours en raison inverse de celle de la transpiration cutanée.Les substances étrangères introduites dans l’économie sous forme demédicaments ou avec les aliments et les boissons agissent sur la sécré-tion urinaire; celle-ci est alors surexcitée pour opérer plus vite l’éli-mination de ces matières et ramener ainsi le sang à sa constitutionnormale.
Cette élimination des matières étrangères par les voies urinaires, engénéral très rapide, ne l’est pas au même degré pour toutes lessubstances. Les unes, le cyanure de fer et de potassium, par exemple,se montrent déjà dans l’urine de la quatrième à la dixième minute;tandis que d’autres n’apparaissent dans ce fluide qu’après un quartd’heure, une demi-heure et même une heure.
Chose non moins digne de remarque, l’élimination de ces subs-
(I) G. Colin, loe. nit., t. IL