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STRUCTURE. - PONCTIONS.
année, le poulain grandit en moyenne de 0 m ,45; dans la seconde, de (MO; dansla troisième, de 0 ra ,06; dans la quatrième, de 0 m ,03; dans la cinquième,de 0 m ,02 (I). »
Divers organes cessent de grandir à la naissance (thymus); d’autres arriventau terme de leur accroissement à l’âge adulte (os, muscles, etc.); d’autres,enfin, croissent toujours (poils, corne, etc.).
2° Influence de certaines époques déterminées de la vie sur quel-ques organes. — Généralement, les organes s’accroissent lentement et pro-gressivement. Quelques-uns, cependant, sont,àcertaines époques déterminéesde la vie, le siège d’un développement nutritif très intense. Ainsi, au momentde la puberté, l’utérus, les testicules, les ovaires, le pénis, se développent avecrapidité; de môme, les parties antérieures du corps du cheval entier prennentun accroissement remarquable qui se trouve arrêté toutes les fois que, par lacastration, le jeune sujet a été privé de ses organes génitaux.
3° Influence du climat. — Le climat exerce une action puissante portant à lafois sur la taille, les formes, le développement proportionnel des parties : Sousles plus froides latitudes, comme dans les régions équatoriales, les animaux do-mestiques conservent une petite taille. Les pays humides, au contraire, produi-sent des animaux massifs, lymphatiques.
Dans les pays froids, les animaux ont une fourrure épaisse; tandis que dansles pays chauds le pelage est clair, etc., etc.
4° Influence de la nourriture. — Le régime, suivant qu’il est pauvre ouabondant, réduit ou développe la taille, ralentit ou accélère l’accroissement.
D’ailleurs, il n’est pas suffisant que les aliments soient donnés en quantitéconvenable, il faut encore qu’ils soient bien composés, que tous les principesorganiques soient représentés, et qu’à ceux-ci se trouve associée une certaineproportion d’eau et de sels.
Nous avons vu, en effet, que chaque tissu s’incorpore les éléments consti-tutifs du fluide nutritif qui lui conviennent; que ces éléments, en se combinantles uns aux autres, s’aident réciproquement pour faciliter leur assimilation;que les uns, enfin, sont plus spécialement préposés à la réparation des pertessubies par les tissus; que les autres, au contraire, ont pour résultat final defournir les matériaux nécessaires ;\ de nouvelles combustions.
Nous savons, d’autre part, qu’en outre des matières organiques, il entre dansla composition des tissus et des liquides de l’économie un grand nombre de selsqui ont besoin d’être renouvelés sans cesse par la nutrition. Le sel marin, enparticulier, est indispensable à la bonne exécution de la nutrition, surtoutchez les jeunes animaux et les juments en état de gestation.
L’insuffisance des matières salines dans l’alimentation rend, d'ailleurs, lesanimaux rachitiques.
Quant à l’eau, outre qu’elle dissout toutes les substances qui doivent êtremises en présence, nous savons qu’elle donne au sang la fluidité sans laquellela nutrition des éléments anatomiques ne s’exécute plus normalement, ceux-cisubissant, au contraire, des modifications fonctionnelles se traduisant par desaltérations matérielles plus ou moins profondes.
(1) Vallon, loc. cit., t. I, pp. 234 et 253.