CORPS OU TRONC-
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5° Influence de l’hérédité. — L’hérédité, ou la transmissibilité, par la voie dela génération, des modifications imprimées à l’économie, influence profondé-ment le travail nutritif.
Par son secours, on augmente considérablement la taille des races domes-tiques, on change les proportions du squelette, etc., etc.
6° Influence de l’exercice.— L’exercice développe le système mu scolaire etrestreint la production de la graisse. Le cheval élevé en liberté a les os et lesmuscles plus volumineux et plus puissants que celui qui l’est à l’écurie. Letravail d’une partie développe les organes de la locomotion de cetle partie : Leschevaux dont les membres fonctionnent activement ont les muscles des épaules,des avant-bras, des jambes, très puissants. Les sauteurs ont les reins et l’arrière-main fortement musclés.
« Ainsi, dit M. Colin, s’opère le travail de la nutrition considéré dans sonensemble, sorte de lutte perpétuelle entre l’assimilation et la destruction, lacomposition et la décomposition, comme si la vie devait résulter d’un antago-nisme incessant et réglé entre les forces qui édifient et celles qui détruisent (t ). »
2. — Chaleur animale.
La faculté de produire de la chaleur paraît appartenir à tous les animaux ;mais quelques-uns développent si peu de calorique qu’il ne peut être appréciépar nos thermomètres ordinaires ; tandis que, chez d’autres, la production dechaleur est si grande, qu’on n’a pas môme besoin d’instruments de physiquepour en constater l’existence.
On appelle animaux à sang froid ou é température variable, ceux quine produi-sent pas assez de chaleur pour avoir une température propre et indépendantedes variations atmosphériques, et l’on réserve le nom d 'animaux à sang chaudou h température constante pour ceux qui conservent une température à peuprès constante au milieu des variations ordinaires de chaleur et de froidauxquelles ils sont exposés.
Le cheval appartient au groupe des animaux à sang chaud, qui comprend)d’ailleurs, tous les mammifères et les oiseaux.
11 est bien démontré aujourd’hui que les sources de la chaleur animale sontles combustions qui se produisent dans l’organisme, et que la températureperçue représente la partie libre du calorique produit en excès.
L’animal peut produire des quantités considérables de chaleur en vingt-quatreheures, et, dit M. Mathias Duval,«ces quantités seront d’autant plus élevées quela nutrition sera plus active, les aliments plus abondants et plus riches en car-bone et en hydrogène; aussi, ajoute-t-il, la nourriture des habitants des paysfroids doit-elle être bien plus riche que celle des habitants des régions tropi-cales, et surtout beaucoup plus riche en hydro-carbures peu oxygénés, commeles graisses, que les Lapons absorbent en si grande abondance (2). »
Chez le cheval, la chaleur ainsi produite maintient le corps à une tempéra-ture moyenne de 38 degrés. Ce chiffre, toutefois, n’a pas une exactitude mathé-
(1 ) G. Colin, loc. cit., t. II.
{■1) Mathias Duval, loc. cit., p. 478.