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RAGES CHEVALINES.
des chevaux au nord du Sahara au moins 2000 avant Jésus-Christ, àl’époque où les Sémites (Cananéens et Arabes) y fondèrent des établis-sements, et peut-être antérieurement, du temps des Berbères. 11 estmême possible qu’il y eut là, comme nous le verrons plus loin, unerace aborigène.
Tout le monde sait, d'un autre côté, que les chevaux numidesjouissaient d’une grande célébrité comme beauté, énergie et rapidité,et que le cheval était devenu le symbole de Carthage.
Bien qu’il y ait, en Amérique, des traces paléontologiques de l’existenceancienne du cheval, il est presque hors de doute que la présence deschevaux domestiques actuels daus les deux Amériques n’est pas anté-rieure à la conquête de ces régions par les Espagnols, puisque ceux-cine les rencontrèrent pas à leur arrivée dans le pays.
C’est à une date moins ancienne encore que le cheval a été introduiten Australie.
Nous constatons, en somme, que les races chevalines dites orien-tales et celles de l’Europe occidentale paraissent peupler à elles seulestoute la surface du globe.
Les premières, de beaucoup les plus nombreuses, sont représentéespar les races aryenne (1) et mongolique ou touranienne (2); d’où M. Piè-trement propose d’appeler Equus caballus aryanus la race aryenne,dite arabe, à front plat et à chanfrein droit, et de désigner sous lenom d 'Equus caballus mongoliens la race touranienne ou mongolique,dite dongolâwi ou turcomane, à front bombé et chanfrein busqué.
Quant aux races de l’Europe occidentale, les auteurs ne s’entendentencore ici ni sur leur nombre ni sur leurs caractères. Toutefois,M. Sanson en admet six : les races irlandaise {Equus caballus lnber-meus), britannique [E. C. britannicus), germanique (E. C. germanicus),frisonne {E. C. frisius), belge (E. C. belgius), séquanaise {E. C.sequanius ).
II. — LE CHEVAL DANS LES TEMPS PRÉHISTORIQUES
Grâce aux documents historiques laissés par les antiques civilisationsde l’Orient, nous avons pu retrouver des traces de la domestication
(1) Equus caballus asiaticus de M. Sanson.
(2) £. C. africanus de M. Sanson, dont le lieu d'origine, d’après lui, serait l’Éthiopie,