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ORIGINE DU CHEVAL.

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du cheval à une époque antérieure à notre ère de près de 200 siècles.

Voyons maintenant s’il nous est possible de remonter plus hautencore vers les premiers âges du cheval.

L’histoire nous faisant ici défaut, nous sommes obligé de recourirà la paléontologie. Or, celle-ci démontre qu’il existait à peu prèspartout des représentants de YEquus caballus pendant la période qua-ternaire : en Europe, en Amérique et môme en Asie.

Toutefois, pas plus que le cheval aryen, le cheval quaternaire nepeut être considéré comme étant le prototype, la souche de YEquuscaballus ; car si la paléontologie n’a pas encore reconnu ce prototype,elle prouve néanmoins que les races qui en sont dérivées existaientdéjà à une époque assez reculée delà période quaternaire; si, d’autrepart, elle n’a pu, jusque-là, nous montrer le cheval proprement ditdans les terrains tertiaires, elle nous a signalé, par contre, plusieursdébris fossiles du genre Equus dans les terrains pliocènes ou tertiairessupérieurs et même miocènes ou tertiaires inférieurs; tels les débrisde YEquus sivalensis. C’est donc, selon toute probabilité, dans les ter-rains supérieurs ou inférieurs qu’on aura des chances de rencontrer lasouche de Y Equus caballus.

Nous avons fait remarquer précédemment que certaines contrées nepossèdent pas de races chevalines propres, que, d’après différentsdocuments historiques, plusieurs de ces contrées étaient dépourvuesde chevaux avant l’importation des types asiatiques; nous avons vu,d’autre part, qu’on avait trouvé partout des représentants quaternairesde YEquus caballus , aussi bien dans les pays qui paraissent n’avoirjamais cessé de posséder le cheval depuis les premiers temps de lapériode quaternaire, que dans ceux où son absence à un momentdonné est enregistrée par l’histoire. Partant de là, on est obligé d’ad-mettre que certaines races chevalines ont disparu du globe; c’est là,d’ailleurs, un fait indéniable depuis les travaux de Pallas, de Lamark,de Cuvier et des paléontologistes plus récents.

Pour montrer que, depuis le commencemeut de l’époque quater-naire, le genre Equus a été décimé comme tant d’autres genres, ilsuffit de citer, parmi ses anciennes espèces, YEquus neogœus,YEquusDevillei, YEquus curvidens,YEquus plicidens, etc., dont on ne retrouveplus les débris, ni dans les gisements de l’âge du renne, ni dans ceuxdes âges plus récents.