DE l’f.ubope centrale.
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et la richesse des peuples travailleront à perfectionner lesvoies de circulation et à introduire dans l’art militaire unélément de plus, au lieu de le faire rétrograder vers les mé-thodes anciennes. C’est toujours par un progrès nouveau queles peuples parviennent à éluder ce qui leur semble une dif-ficulté !
Faut-il s’étonner, après cela, que tant de gens mal rensei-gnés, égarés par un élan généreux de leur cœur, tirent del’histoire de si singulières interprétations etsehâtent de nierou de dénaturer ce qu’ils n’ont puou su éclaircir. Ce qu’il y ade plus étonnant, c’est que depuis que Napoléon , exécuteurtestamentaire de la mission militaire de la république, estvenu sous nos yeux bouleverser toutes les idées reçues,quant à la nature des guerres, on ne cesse de rencontrer desesprits graves qui allirment que le règne de la guerre,ébranlé par l’invention de la poudre à canon, va recevoir denos jours les derniers coups, de nos institutions politiqueset commerciales. Rien ne peut détruire en eux ces espérancessystématiques, ni les leçons de l’histoire, ni mêmel’examenle plus superficiel de notre état social. Sans doute, on pour-rait demander à ces optimistes quels symptômes leur pré-sage cette période décroissante du règne de la violencematérielle? Si le nombre toujours croissant des combattants,si la fureur des guerres, sinon leur durée, si les sacrificespécuniaires énormes que les peuples, quelle que soit laforme des gouvernements, s’impose pour assurer la supré-matie de leur nationalité, venger des griefs réels ou pré-tendus, satisfaire une rivalité d’amour-propre ou commer-ciale, ne témoignant pas au contraire que ce mal estcomme inhérent à l’organisation humaine, puisque lavie patriarchale, la sagesse des lois anciennes, le frein puis-sant de notre religion, toutes les institutions enfin, n’ont pu