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Des chemins de fer de l'Europe centrale : considérés comme lignes stratégiques / [A. Jardot]
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jusquà présent eu réprimer lessor, et que toutes nos con-quêtes morales se sont bornées à en régulariser la marche,à lui donner en quelque sorte une existence sociale ?

Pour mettre la crédulité publique er- garde contre tantdillusions dont la candeur nempôche pas le danger, nousallons exposer sous les yeux de nos lecteurs quelques do-cuments statistiques. Quant à lextinction de lesprit mili-taire, jugée daprès la diminution de leffectif des armées,nous dirons dabord que larmée française régulière était àla mort dHenry iv de 37,000 hommes levés en grandepartie chezlétranger: quà la fin durègncdeLouisxm (164-2).elle était de 80,000 hommes ; que Louis XIY la porta jusquà446,000 hommes (1); que sous la République elle atteignit,sur un effectif de 1,169,000, le chiffre de 749,000 combat-tants , et que lEmpire avait sous les armes, au mois daoût1813, 680,211 soldats. Parlerai-je des guerres longues etdésastreuses de Louis XIV , qui épuisèrent son peuple etruinèrent ses finances. Lhistoire napprend elle pas que lesdix campagnes qui remplirent la guerre de 1688, et lesdouze de celle de 1701, coûtèrent à son trésor des sommeséquivalentes à quatre milliards de notre monnaie actuelle,lorsque le revenu annuel do lÉtat sélevait à peine à 170millions de francs! Lors môme que les lamentations éner-giques, quoique respectueuses, consignées dans le testamentpolitique de Colberi, ne viendraient point attester à quelprix la gloire du grand ltoi était acquise, ne verrions-nouspas dans les instructions remises à son lit de mort au Dau-phin , dans ce cri dune conscience troublée qui saccusedwiw trop aimé la guerre, et davoir trop sacrifié son peuple

M) Dictionnaire de l'armée de. terre, par li> général fiardin.