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Des chemins de fer de l'Europe centrale : considérés comme lignes stratégiques / [A. Jardot]
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DBS CHEMINS DF. FER,

» pas vu tant darmées en campagne, et réunies contre un> seul prince.On vit dans cette guerre la quantité dar-« tillerie saccroître jusquà limmensité. Les Russes en» traînaient avec eux jusquà 600 pièces; le roi de Prusse et» les Autrichiens jusquà 3 ou 400 (i). »

Les renseignements fournis par les statistiques anglaises,ne sont pas moins explicites. Sur les 127 ans écoulés entreles deux révolutions de 1688 et 1315, on compte 65 ans deguerre entre la France et lAngleterre, lesquelles ont coûtéà cette dernière 72,535 millions de francs (2). Vu linsuffi-sance des impôts qui nont rendu que 51,725 millions, il afallu recourir à des emprunts : aussi la dette de lAngleterre,à la fin de la guerre, montait en 1815 à 26,250 millions. Saconsommation en hommes, sur les champs de bataille, oudes suites de ses campagnes, sest élevée, durant ce laps detemps de 127 ans, 1,530,000 hommes. La dernière guerrede 1795 à 1815 a absorbé à elle seule 200,000 hommes, et25 milliards de francs (3). Il est superllu, je pense, de rap-peler limpôt de guerre prélevé sur la France , après nos dé-sastres de 1815; quil suffise de savoir que lesemprunts, con-tractés pendant les trois premières années de la restauration,et destinés, en grande partie, au rachat de notre sol, desmains de létranger, ont constitué létat en débet de67,408,088 francs de rente.

Cest pourtant en présence de ces résultats, qui en grandepartie constituent notre histoire contemporaine, quon vientannoncer que lhumanité tend à saffranchir de cette dette

(1) Discours préliminaire, pageLX.

(2) Moniteur, 13 mars 1841.

(5) London Dispacth, 1840.