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ut l’eu r<m*e centrale.confiance d’autant plus extraordinaire qu’elle ne repose suraucune preuve, sur aucune déduction historique, que lesperfectionnements apportés aux moyens de circulation, parl’usage de la vapeur, apaiseront toutes rivalités entre lespeuples, comme si la cupidité, éveillée par les appétits ma-tériels , n’était pas la source de désordres aussi graves quela soif de la gloire ou l’intolérance religieuse ; avant delaisser l’imagination s’égarer dans un champ inconnu, neserait-il pas plus prudent, pour une nation qui, non-seule-ment a un avenir à conquérir, mais aussi un passé et unprésent à faire respecter et à défendre, d’étudier avec calmele nouveau prétendant qui aspire à régner et à régénérer levieux monde. Nous voulons bien appartenir par la pensée;par une rêverie consolante, à cette association majestueuse,à cette touchante et féconde fraternité des siècles futurs ;il faut auparavant, afin d’obéir à un devoir sacré chez tousles peuples, mettre en harmonie notre veille et notre lende-main , et ne quitter notre antique édifice national qu’aprèsl’achèvement du nouveau, après surtout que la prévoyance,en y ajoutant la sécurité, aura mieux fait comprendre leslois de la prospérité, d’un bien-être progressif.
Laissant à d’autres la mission, belle assurément, de poé-tiser l’avenir, d’appeler les peuples à cette perfection demécanisme social qui brisera, comme inutile, un desmoyens de discipline et de salut les plus énergiques , lesplus essentiels des sociétés anciennes, nous aussi, nous al-lons essayer déliré dans ce lointain avenir. Moinsaudacieuxpourtant dans cette course aventureuse que tant d’hommesmôme supérieurs, un peu trop prompts à conclure, nousprocéderons avec plus de réserve, peut-être dès-lors avecplus de succès. Arrêtés à chaque instant par le besoind’éclairer une route inconnue ,par les leçons de l’expérience,
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