DES CHEMINS DE I’EP.
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commande, ce qui offre le précieux avantage au générale nchef placé au centre, de lui fournir les moyens de faire par-venir des ordres sur tous les points en môme temps, et derassembler, le plus promptement possible, toutes ses forcessur le point qu’il désire. C’est par de tels principes de stra-tégie que les armées françaises s’avanturent au loin en Alle magne et en Italie , et qu’elles brisent toutes les entravesque les préceptes de Lloyd avaient mises aux mouvementsdes armées, en les enchaînant par leurs convois à leur based’opération.
On regrette, il est vrai, que d’immenses résultats n’aientété obtenus parfois qu’aux dépens des droits de l’humanité,et que le pouvoir du chef de l’État ait dû couvrir souvent deson égide les hardiesses, les témérités trop peu philantropi-ques du général. L’impossibilité d’agir différemment, sanscompromettre le succès, a été la cause de ces prétenduesfautes, que de sévères critiques ont cru devoir reprocher àl’Empereur. Beaucoup plus avancé dans ses conceptions quene le comportait l’état de ses ressources et de ses moyensd’approvisionnement, il faisait de gigantesques efforts pourintroduire un nouveau genre de guerre, qui pourtant nedevait se naturaliser et arriver à son perfectionnementqu’après les améliorations apportées aux voies de circula-tion par la vapeur. Tandis qu’on le voyait avec surprises’affranchir des règles tracées par les maîtres de l’art, iln’était à vrai dire que le précurseur d’une nouvelle sciencequ’il entrevoyait sans pouvoir néanmoins la formuler, puis-que l’invention qu’il appelait instinctivement ne lui étaitpoint révélée.
Une autre application de son système a été le décroisse-ment de la faveur accordée avant lui aux places l'orlos. Sansles proscrire entièrement, comme ccrt uns écrivains impru-